Le ministère japonais de la Défense a requis jeudi un budget record pour l'année d'avril 2018 à mars 2019, afin de renforcer son arsenal face à la menace nord-coréenne.
Une enveloppe de quelque 5.255 milliards de yens (40 milliards d'euros au taux de change actuel) est souhaitée, à comparer à un budget initial de 5.125 milliards accordés en 2017/18, soit une progression de 2,54%. Si ces crédits sont octroyés, il s'agira de la sixième année de hausse d'affilée. Le ministère justifie ces besoins par la nécessité de compléter ses moyens afin de mieux répondre au danger que représentent les tirs répétés de missiles de la Corée du Nord.
Le budget envisagé intègre le projet d'achat d'autres batteries de missiles SM-3, des nouveaux systèmes de radars et de détection ainsi qu'un dispositif d'armement Aegis terrestre venant compléter celui embarqué à bord de navires.
Les services du ministère de la Défense disent vouloir être pleinement en mesure d'abattre un missile nord-coréen en cas de risque de chute sur le territoire nippon. Après divers essais d'engins qui ont souvent fini leur course en mer du Japon, à l'ouest des côtes nippones, la Corée du Nord a tiré mardi un missile de portée intermédiaire qui s'est abîmé à l'est, dans l'océan Pacifique, après avoir survolé l'île septentrionale de Hokkaido.
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, enclin à donner plus de moyens et prérogatives aux forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise), a dénoncé une "menace grave et sans précédent", convenant avec le président américain Donald Trump de renforcer "la pression" sur la Corée du Nord.
Pyongyang, qui reproche au gouvernement nippon de suivre aveuglément les Etats-Unis, avertit que le Japon risque "la destruction imminente", prévenant que d'autres tirs de missiles allaient suivre en direction du Pacifique.
Par ailleurs, le ministère voudrait acquérir une demi-douzaine d'avions chasseurs F-35, des drones militaires Global Hawks et d'autres moyens dans le but de mieux protéger ses îles isolées de la mer de Chine orientale. Il s'agit essentiellement des îlots Senkaku, sous administration japonaise mais revendiqués depuis des décennies par la Chine sous l'appellation Diaoyu.
Enfin, les moyens humains dans la lutte contre les cyber-attaques doivent aussi être amplifiés, estime le ministère.
Une enveloppe de quelque 5.255 milliards de yens (40 milliards d'euros au taux de change actuel) est souhaitée, à comparer à un budget initial de 5.125 milliards accordés en 2017/18, soit une progression de 2,54%. Si ces crédits sont octroyés, il s'agira de la sixième année de hausse d'affilée. Le ministère justifie ces besoins par la nécessité de compléter ses moyens afin de mieux répondre au danger que représentent les tirs répétés de missiles de la Corée du Nord.
Le budget envisagé intègre le projet d'achat d'autres batteries de missiles SM-3, des nouveaux systèmes de radars et de détection ainsi qu'un dispositif d'armement Aegis...


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