Saad Hariri, recevant Walid Joumblatt hier soir à la Maison du Centre. Photo Dalati-Nohra
Entretien Hariri-Joumblatt en soirée
Le Premier ministre Saad Hariri a reçu hier à la Maison du Centre le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, accompagné de son fils Taymour et du député Waël Bou Faour, en présence du ministre de la Culture, Ghattas Khoury. M. Hariri a ensuite invité ses hôtes à dîner. « Cette visite était décidée depuis longtemps, mais des circonstances personnelles et un voyage, puis celui de cheikh Saad pour les États-Unis, ont retardé cette rencontre (...) », a affirmé Walid Joumblatt à l'issue de l'entretien. « Nous avons évalué la situation dans le pays. Elle s'améliore. L'armée libanaise a accompli un exploit en libérant plus des trois quarts du territoire qui était contrôlé par l'État islamique, et nous attendons la fin de la bataille », a poursuivi le chef du Parti socialiste progressiste. « Il y avait des différends entre nous », a répondu le leader druze à une question sur ses relations avec Saad Hariri. « Nous devons les organiser et écouter les propositions de cheikh Saad. Je vais l'écouter, il a peut-être des données différentes des miennes. Il n'y a pas de conflit politique, mais des points de vue différents. Il faut équilibrer nos tweets », a-t-il ajouté. M. Hariri avait auparavant reçu au Grand Sérail l'ambassadeur de France, Bruno Foucher, avec lequel il a évoqué les préparatifs de sa visite à Paris à la fin du mois. Il avait également accordé audience à une délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dirigée par le haut-commissaire adjoint pour la protection, Volker Türk, en présence du conseiller du Premier ministre Hariri pour les Affaires des déplacés syriens Nadim Mounla, ainsi qu'une délégation de la Sûreté générale, qui l'a invité à assister à la célébration du 72e anniversaire de cette instance, qui se tiendra le 26 août, dans le bâtiment de la direction.
Pour Rifi et Ahdab, « pas de retour à la normale avec le régime syrien »
Plusieurs personnalités tripolitaines sont montées au créneau hier pour évoquer hier le souvenir du double-attentat contre les mosquées al-Taqwa et al-Salam à Tripoli, qui avait fait 40 morts et 500 blessés le 23 août 2013. Sur son compte Twitter, l'ancien ministre Achraf Rifi a estimé que ce double attentat constitue « une honte pour le régime syrien, avec lequel nous refusons un retour à la normale ». « Nous continuerons jusqu'à ce que justice soit faite et que les assassins soient punis », aajouté M. Rifi. Même son de cloche du côté de l'ancien député Misbah Ahdab, qui a lui aussi refusé « tout retour à la normale avec le régime syrien », lequel « aurait un impact négatif sur la stabilité interne ».
« Le sang des martyrs n'a pas séché », a ajouté M. Ahdab. « Le 23 août 2013, les criminels ont délaissé leur humanité et se sont transformés en monstres destructeurs (...) », a estimé de son côté le ministre du Travail, Mohammad Kabbara. « Le sang des martyrs continuera à poursuivre le régime syrien criminel et ses clients, qui ont comploté, planifié et exécuté », a-t-il ajouté, appelant aux plus lourdes sanctions contre les coupables. Le député Samir Jisr a enfin déploré le fait que le dossier judiciaire soit toujours en suspens, estimant que les criminels devaient être punis. « La justice est le seul moyen de consolider l'appartenance à l'État, que nous voulons État de droit, de justice, de sécurité et de liberté », a-t-il dit.
Sarraf poursuit sa visite en Russie
En visite officielle en Russie, le ministre de la Défense, Yaacoub Sarraf, s'est entretenu hier au téléphone avec le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, pour le féliciter des résultats de la guerre contre le terrorisme. M. Sarraf s'est enquis des développements de la bataille et a salué « les grands sacrifices consentis par l'armée dans le but de libérer le jurd du terrorisme ». M. Sarraf a également communiqué au général Aoun l'atmosphère générale des pourparlers menés auprès des responsables russes et lui a transmis le soutien de ces derniers à l'opération « L'aube du jurd » et au Liban. Par ailleurs, M. Sarraf a entamé ses activités pour le deuxième jour de sa visite officielle par des pourparlers avec son homologue russe, Sergueï Choïgou, en présence des délégations libanaise et russe. M. Choïgou a salué les réalisations de l'armée libanaise dans la lutte contre le terrorisme, soulignant la nécessité d'œuvrer en vue de mettre fin aux organisations terroristes, notamment Fateh el-Cham et l'État islamique (EI), dans le monde. De son côté, M. Sarraf s'est penché sur le dossier des militaires otages de l'EI, appelant à multiplier les efforts pour élucider leur sort, ainsi que celui des deux évêques syriaque-orthodoxe et grec-orthodoxe d'Alep, Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, et du caméraman Samir Kassab.
L'hommage de Geagea à Bachir Gemayel
Le président des Forces libanaises, Samir Geagea, a rendu hommage, hier, sur son compte Twitter, à la mémoire du président assassiné Bachir Gemayel, à l'occasion du 35e anniversaire de l'élection de ce dernier à la présidence de la République. M. Geagea a posté une photo de Bachir Gemayel sur son compte, accompagnée de la phrase suivante : « La République forte. Toujours dans nos cœurs, et nous œuvrons en vertu de son inspiration. »
Le Conseil des ulémas musulmans chez Machnouk
Une délégation du Conseil des ulémas musulmans, présidée par le cheikh Raëd Helayhel, a été reçue hier à Sanayeh par le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk. L'occasion pour la délégation de réclamer la réouverture du dossier de l'obtention d'une amnistie générale en faveur des prisonniers islamistes. « Nous avons rouvert ce dossier avec le ministre de l'Intérieur et nous l'avons prié de le relancer afin d'aboutir à une solution à cette crise qui devrait être réglée tôt ou tard dans l'intérêt du pays », a affirmé cheikh Helayhel. La délégation a également rappelé sa demande de faire du vendredi un jour férié afin de permettre aux musulmans de remplir ce jour-là leur devoir religieux. « Cette mesure est censée renforcer le sentiment d'attachement des musulmans à leur pays », a estimé le cheikh Helayhel, qui a enfin transmis à M. Machnouk le soutien du Conseil des ulémas musulmans à l'armée libanaise, soulignant son refus « du terrorisme, de l'extrémisme et de tout ce qui pourrait menacer la sécurité du pays, en l'occurrence la détention par un certain parti d'armes illégales ».


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