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Grèce: polémique autour d'un congrès euro-estonien sur les crimes communistes

Le refus du gouvernement grec de participer à un congrès sur les crimes communistes prévu par la présidence estonienne tournante de l'UE a semé la zizanie en Grèce, gauche au pouvoir et droite se renvoyant des accusations de révisionnisme.
La controverse a démarré après l'annonce par le ministre de la Justice, Stavros Kontonis, qu'il déclinait l'invitation à la conférence sur "l'héritage des crimes commis par les régimes communistes" prévue le 23 août à Tallin.
Dans un courrier aux organisateurs, rendu public par son ministère, M. Kontonis, du parti de gauche Syriza, a estimé que le rendez-vous lançait un "dangereux et erroné message", à l'heure "où les valeurs fondamentales de l'UE sont remises en cause par la percée des mouvements néonazis et d'extrême-droite".
Il y a implicitement reproché aux responsables estoniens de faire l'amalgame entre nazisme et communisme, qui "selon les vues du gouvernement et du peuple grecs ne pourront jamais être les deux parties d'une même équation".
L'absentéisme grec "est une offense aux citoyens grecs et européens défenseurs de la démocratie et de la liberté" qui "conduit à un isolement" international, a riposté la Nouvelle Démocratie, le grand parti de droite qui devance le Syriza dans les sondages.
La polémique ne faiblissait pas mardi sur les réseaux sociaux et dans les médias, dans un pays où la crise économique et ses retombées politiques ont ravivé les plaies de la guerre civile (1946-49) remportée par la droite sur les communistes à l'issue de l'occupation nazie, dont nombre de crimes sont dans la foulée restés impunis.
Le quotidien du Syriza, Avghi, accusait ainsi en une la ND de "blanchir le nazisme", au lendemain d'une barrette de Ta Néa, récemment racheté par un armateur proche de la ND, dénonçant le "stalinisme au pouvoir".
Ces enjeux mémoriaux avaient déjà nourri un vif débat dans l'UE en 2009, lors de l'adoption par le Parlement européen à l'initiative de nouveaux entrants de l'ex-bloc de l'Est, d'une résolution sur la "conscience européenne et le totalitarisme".
Les eurodéputés grecs de tous bords s'étaient à l'époque dans leur majorité opposé au texte, ou abstenu de le soutenir, la ND justifiant cette position par le fait que "l'évaluation des faits historiques est le travail des historiens et d'eux seuls".

Le refus du gouvernement grec de participer à un congrès sur les crimes communistes prévu par la présidence estonienne tournante de l'UE a semé la zizanie en Grèce, gauche au pouvoir et droite se renvoyant des accusations de révisionnisme.La controverse a démarré après l'annonce par le ministre de la Justice, Stavros Kontonis, qu'il déclinait l'invitation à la conférence sur "l'héritage des crimes commis par les régimes communistes" prévue le 23 août à Tallin.Dans un courrier aux organisateurs, rendu public par son ministère, M. Kontonis, du parti de gauche Syriza, a estimé que le rendez-vous lançait un "dangereux et erroné message", à l'heure "où les valeurs fondamentales de l'UE sont remises en cause par la percée des mouvements néonazis et d'extrême-droite".Il y a implicitement reproché aux responsables...