La soirée dont le mufti Abdellatif Deriane a été l’hôte d’honneur. Photo ANI
Électricité : Sélim Sayegh craint un « nouveau marché »
Le vice-président du parti Kataëb, l'ancien ministre Sélim Sayegh, a estimé hier que la décision du gouvernement de lancer un nouvel appel d'offres pour l'alimentation temporaire en électricité n'est autre « qu'une nouvelle tentative de conclure un marché ». « Une démarche qui est inadmissible aussi bien au niveau des coûts, que sur les plans technique et écologique », a-t-il dit. Interrogé par l'agence de presse al-Markaziya, il a certes salué l'arrêt par le Conseil des ministres du « marché des navires-centrales », mais il s'est dit peu rassuré, craignant que ce marché ne soit juste interrompu, pour deux ou trois semaines. « Le choix du gouvernement demeure les navires-centrales qui fonctionnent au fuel et qui polluent le plus. Par contre, il n'a sérieusement envisagé aucune autre solution de rechange », a-t-il déploré. Et d'observer que « les usines permanentes de production de courant électrique sont la solution, et que les coûts, même s'ils sont élevés, seront réduits à long terme ».
La Jeunesse progressiste appelle à la mobilisation contre les arrestations arbitraires
La Jeunesse progressiste a appelé les jeunes Libanais « à se soulever en masse contre les arrestations arbitraires sans mandat d'arrêt ou preuve flagrante ». Dans un communiqué, elle a dénoncé hier « les pratiques généralisées des services de sécurité » dans ce sens. Elle a estimé que certaines parties cherchent « à rétablir l'ère de restriction des libertés, museler les pensées et empêcher les militants d'exprimer leurs opinions ». « La Jeunesse progressiste refuse catégoriquement ces pratiques dépassées, signe d'une époque révolue de répression, et ne permettra pas le retour de cette période », poursuit le communiqué. Et de rappeler que l'organisation estudiantine « était à la base des mouvements qui ont mené à la fin de l'ère sécuritaire ». « Elle poursuivra son action avec force et détermination, contre tous ceux qui pensent pouvoir revenir en arrière », dit-il. La Jeunesse progressiste invite enfin « tout militant interpellé par le moindre service de sécurité, sur base de ses idées, de ses positions, de ses déclarations ou de ses écrits, à refuser d'être soumis à toute forme de pression ou d'intimidation ».
Le vice-président irakien « solidaire du Liban dans sa lutte contre le terrorisme »
Le vice-président irakien, Iyad Alawi, a indiqué hier que son pays est « solidaire du Liban dans la lutte contre le terrorisme et contre l'organisation Daech ». En visite officielle au Liban à la tête d'une délégation, M. Alawi a été reçu à Aïn el-Tiné par le président du Parlement, Nabih Berry. Il a également été reçu à la Maison du centre par le Premier ministre, Saad Hariri, en présence du ministre de la Culture, Ghattas Khoury, et de l'ancien député, Bassem el-Sabeh. Les rencontres ont porté sur les développements dans la région, notamment au Liban et en Irak, et sur la coopération bilatérale entre les deux pays. M. Hariri a donné un déjeuner en l'honneur de son hôte.
Mikati déplore le « pourrissement » du gouvernement
L'ex-Premier ministre Nagib Mikati a critiqué hier le gouvernement, affirmant que celui-ci traite « à la légère » les dossiers actuels, selon des propos rapportés par des médias locaux.
« Le gouvernement traite avec légèreté, laxisme et confusion les dossiers actuels », a déploré le notable sunnite de Tripoli, devant ses visiteurs. « Nous n'arrivons pas à déceler la position du gouvernement au moment des échéances, à commencer par les élections législatives (prévues en mai prochain), pour en arriver aux combats à la frontière-est dans l'Anti-Liban, sans oublier la question de la production du courant électrique, ainsi que la visite de certains ministres en Syrie », a poursuivi M. Mikati.
« À part le soutien unanime à l'armée libanaise qui mène actuellement le combat pour la défense du Liban, le gouvernement actuel se caractérise par la confusion et le report (...) », a regretté M. Mikati. « Ce pourrissement au niveau du gouvernement pose des questions sur sa capacité à aborder les questions économiques et financières centrales », a estimé l'ex-Premier ministre.
Les « lignes rouges » de Deriane
Le mufti de la République Abdellatif Deriane a estimé hier que « la présidence du Conseil, Dar el-Fatwa et les Makassed constituent des constantes qu'il faut préserver et soutenir, afin qu'elles continuent de rassembler tous les Libanais ». Pour lui, il s'agit « de lignes rouges à ne pas franchir ». Le mufti est par ailleurs revenu à la charge au sujet du congé hebdomadaire le vendredi, estimant que c'est « une revendication constante des musulmans », et qu'une telle mesure (congé les vendredi et dimanche) « renforcerait la coexistence ». Il a enfin exprimé sa crainte que « l'adoption de l'échelle des salaires ne constitue un fardeau pour l'économie, déjà précaire, du pays ».
Le PNL pour des « traitements équitables » des lacunes de l'échelle des salaires
Au cours de sa réunion hebdomadaire, le Parti national libéral s'est surtout attaqué à la question de l'échelle des salaires (du secteur public), adoptée récemment par le Parlement et accompagnée de mesures fiscales qui suscitent une polémique. Pour ce parti, « que le président de la République signe ou non les lois sur l'échelle des salaires et sur les mesures fiscales prévues pour la financer, les lacunes dans ces deux textes peuvent être comblées par des projets de loi revêtus du caractère de double urgence, comme il a été finalement convenu ». « Il n'en demeure pas moins qu'il aurait mieux valu adopter tout d'abord le budget », souligne le communiqué. Le PNL a demandé que « les solutions à ces lacunes soient équitables, pour ne pas imposer de nouveaux fardeaux aux catégories les moins aisées, d'une part, et ne pas atténuer les avantages qu'apporte cette majoration de salaires, d'autre part ». Le parti a par ailleurs revendiqué la création du Conseil économique et social tant attendu qui doit, selon lui, « servir de plateforme de dialogue ».
Arslane : Le pays a besoin de réforme politique radicale
« Le pays a besoin d'une réforme politique radicale, toute autre proposition n'est qu'égarement, mensonge et supercherie », a déclaré hier Talal Arslane, ministre des Déplacés et président du Parti démocratique libanais, dans un communiqué. Et d'ajouter : « Les citoyens aspirent simplement à vivre dans la dignité, ce que les responsables doivent pouvoir leur assurer parce que c'est leur devoir. » « La culture du dédain, de l'arrogance et des tours d'ivoire n'a jamais sauvé un pays, a-t-il poursuivi. En premier lieu, il faut être convaincu qu'un leader et un représentant du peuple sont des serviteurs de ce peuple et des causes qui l'intéressent, et non mandatés par ce peuple pour l'exploiter. »
Une visite en Israël lui vaut le retrait du titre de Miss émigration
Amanda Hanna est une jeune Libanaise vivant en Suède. Elle s'est présentée cette année au concours de Miss émigration, organisé par le comité du Festival de Dhour el-Choueir en coopération avec la municipalité de la localité et du ministère du Tourisme. Amanda Hanna a remporté les élections organisées samedi dernier à l'hôtel Kassouf, mais quelques jours plus tard, le comité organisateur a été informé qu'Amanda Hanna s'était rendue en Israël. « Nous avons demandé une explication franche à la lauréate qui a reconnu les faits expliquant qu'elle avait visité la Palestine occupée dans le cadre d'un voyage académique », souligne un communiqué publié par le comité du Festival de Dhour el-Choueir. « Après être entrée en contact avec le ministre du Tourisme, Avédis Guidanian, la municipalité a décidé de retirer le titre de Miss émigration d'Amanda Hanna, car sa visite en Israël est contraire aux lois en vigueur au Liban, appliquées pour exprimer le refus de la normalisation avec l'ennemi israélien. Le comité du Festival de Dhour el-Choueir devrait désigner dans les heures qui viennent une autre lauréate. Ce titre serait attribué à la première dauphine », rapporte-t-on de même source.
Un gang dans la Békaa impliqué dans la falsification de papiers d'identité
La police a arrêté, hier, dans la Békaa un gang dont les membres habitent entre Saadnayel et Hermel, impliqué dans l'obtention d'une façon illégale de cartes d'identité et d'extraits d'état civil libanais. Le gang s'appliquait à remettre ces pièces d'identité à des ressortissants syriens. La police ne précise pas de quelle manière le groupe de malfaiteurs pouvait obtenir ce genre de documents délivrés par des bureaux de l'administration libanaise. Divers faux papiers d'identité ont été retrouvés avec les trois individus arrêtés, alors qu'un membre du gang est toujours recherché.
Mesures routières dans le Kesrouan
Les FSI ont publié, hier, un communiqué soulignant que des mesures routières seront prises aujourd'hui en fin d'après-midi et jusqu'à demain matin entre Maameltein et Faraya, et cela pour transporter une statue de saint Charbel. Cette statue, la plus grande à avoir été réalisée jusqu'à nos jours, mesure 27 mètres et pèse 40 tonnes, alors que sa largeur atteint sept mètres. Les voitures seront interdites de stationner le long des rues entre Maameltein et Tabarja, au niveau du restaurant Akarem et jusqu'au café Antabli, et de la bifurcation du Christ Roi jusqu'à Faraya.
Les volontaires de la Défense civile manifestent devant l'ambassade de France
Les volontaires de la Défense civile se sont rassemblés tôt hier matin devant l'ambassade de France à Beyrouth.
Ils réclament le règlement de leur dossier, en vue de leur assurer notamment des salaires et des indemnités... ou l'asile humanitaire en France.
Munis de drapeaux libanais et de leurs passeports, les volontaires ont demandé à rencontrer l'ambassadeur français, Bruno Foucher, pour lui faire part de leurs demandes. L'ambassadeur a délégué un membre de l'ambassade pour rencontrer les manifestants et s'informer de leurs doléances.
Le vice-président du parti Kataëb, l'ancien ministre Sélim Sayegh, a estimé hier que la décision du gouvernement de lancer un nouvel appel d'offres pour l'alimentation temporaire en électricité n'est autre « qu'une nouvelle tentative de conclure un marché ». « Une démarche qui est inadmissible aussi bien au niveau des coûts, que sur les plans technique et écologique », a-t-il dit. Interrogé par l'agence de presse al-Markaziya, il a certes salué l'arrêt par le Conseil des ministres du « marché des navires-centrales », mais il s'est dit peu rassuré, craignant que ce marché ne soit juste interrompu, pour deux ou trois semaines. « Le choix du gouvernement demeure les navires-centrales qui fonctionnent au fuel et qui polluent le plus. Par contre,...


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve