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Yémen : HRW s'inquiète de la mort de civils dans des tirs rebelles sur Taëz

L'organisation Human Rights Watch (HRW) s'est inquiétée mercredi de la mort de civils, dont des enfants, dans des tirs d'artillerie à répétition des rebelles chiites houthis contre des quartiers tenus par les forces progouvernementales à Taëz, au Yémen.

Les Houthis, accusés de liens avec l'Iran, et leurs alliés, des partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, "tirent de manière répétée et aveuglément sur des quartiers peuplés de Taëz, la troisième ville du Yémen, en violation des lois de la guerre", écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.

Ces tirs ont fait, sur une période de dix jours en mai, au moins 30 morts parmi les civils et plus de 160 blessés, indique HRW, en citant des médecins exerçant dans deux hôpitaux de cette ville du sud-ouest du Yémen.
Entre les 21 et 23 mai, au moins 12 civils ont été tués, dont quatre enfants, et 29 blessés, dont dix enfants, précise le communiqué. HRW évoque aussi des tirs similaires des forces progouvernementales contre des zones peuplées aux environs de la ville, encerclée par les Houthis. Les rebelles et leurs alliés "doivent cesser immédiatement ces tirs aveugles et les forces du gouvernement doivent s'assurer que leurs forces ne ripostent pas à ces tirs", écrit dans le communiqué Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient. Une grande partie de la province de Taëz est contrôlée par les Houthis, mais pas sa capitale du même nom.

La guerre au Yémen a éclaté après la conquête en 2014 par les rebelles d'une grande partie du pays et l'intervention militaire d'une coalition arabe sous commandement saoudien en 2015 pour aider le gouvernement à les stopper. Le conflit a fait plus de 8.000 morts et près de 45.000 blessés, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'administration mise en place par les rebelles à Sanaa a par ailleurs marqué mercredi le premier anniversaire de la fermeture de l'aéroport de la capitale yéménite en dénonçant ses conséquences pour la population. "Les malades ne peuvent plus se rendre pour des soins à l'étranger et les médicaments ne peuvent plus arriver" directement dans la capitale, a déploré dans une déclaration à la presse le "ministre" des Transports de l'administration rebelle, Zeid al-Chami. Il a demandé des pressions internationales pour obtenir la réouverture de l'aéroport, qui était utilisé annuellement par 2,5 millions de voyageurs.

La coalition arabe impose la fermeture de l'aéroport de crainte qu'il ne serve à introduire des armes pour les rebelles mais plusieurs ONG et agences de l'ONU en demandent la réouverture en invoquant des raisons humanitaires.

L'ONG Norwegian Refugee Council a affirmé mercredi, dans un communiqué, que la fermeture de l'aéroport de Sanaa avait fait plus de victimes que les raids aériens de la coalition arabe. L'ONG se base toutefois sur des statistiques des autorités rebelles à Sanaa, difficiles à vérifier de sources indépendantes, qui évoquent 10.000 victimes -- des personnes atteintes de maladies graves -- en lien avec la fermeture de l'aéroport. Selon ces chiffres, 7.000 Yéménites se rendaient annuellement à l'étranger pour des soins médicaux, qui ne sont pas disponibles dans le pays, et ce nombre a explosé avec la guerre, l'épidémie du choléra en cours et l'effondrement global du système de santé.

L'organisation Human Rights Watch (HRW) s'est inquiétée mercredi de la mort de civils, dont des enfants, dans des tirs d'artillerie à répétition des rebelles chiites houthis contre des quartiers tenus par les forces progouvernementales à Taëz, au Yémen.
Les Houthis, accusés de liens avec l'Iran, et leurs alliés, des partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, "tirent de manière répétée et aveuglément sur des quartiers peuplés de Taëz, la troisième ville du Yémen, en violation des lois de la guerre", écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.
Ces tirs ont fait, sur une période de dix jours en mai, au moins 30 morts parmi les civils et plus de 160 blessés, indique HRW, en citant des médecins exerçant dans deux hôpitaux de cette ville du sud-ouest du Yémen.Entre les 21 et 23...