Le recteur de l’USJ, Salim Daccache s.j., remettant à Jacques Fady Noun, major de la faculté de droit, la médaille Pharès Zoghbi. Photo Michel Sayegh
« Aujourd'hui, vous entrez dans un monde qui subit des transformations majeures et affronte de multiples défis, et une région marquée par de nombreuses lignes de fracture structurelles. » C'est un message empreint de gravité que les 210 étudiants du campus des sciences sociales de l'USJ (facultés de droit, d'économie, de sciences politiques et l'Institut des sciences de l'assurance) ont entendu, le 26 juillet dernier, de la part de l'invité d'honneur de la cérémonie, Nasser Saïdi, ancien ministre de l'Économie et du Commerce et ancien premier vice-gouverneur de la Banque du Liban,
Avant de leur remettre leurs diplômes, le recteur de l'Université Saint-Joseph, le Pr Salim Daccache s.j., s'est adressé en ces termes aux quatre promotions : « Mettez votre science et vos connaissances au service d'une mission et d'une cause : pour les juristes, celle de la défense du droit et des droits, celle d'agir contre tout genre de corruption et de laisser-aller ;
pour les économistes, combattez les crises économiques et financières qui deviennent un danger pour la stabilité des sociétés et des familles ; pour les politologues, mettez votre science au service d'un système qui nous sorte des divisions confessionnelles et politiques entretenues par les politiciens et les démagogues, qui ont placé leurs intérêts dans un pouvoir dominateur ; le métier d'assureur diplômé de l'USJ mettra en avant la sécurité physique et morale des personnes. »
Introduit par Joseph Gemayel, doyen de la faculté des sciences économiques, Nasser Saïdi devait pour sa part brosser une image inquiétante du nouveau monde dans lequel les nouveaux diplômés s'aventurent : « Aujourd'hui, vous entrez dans un monde qui subit des transformations majeures et affronte de multiples défis, et une région marquée par de nombreuses lignes de fracture structurelles. En tant que diplômés en droit, en sciences politiques, en économie et assurances, vous devrez vous interroger : comment gouverner et transformer nos sociétés, nos économies et nos pays pour affronter ces défis ?
Quel est le rôle de l'État-nation ? Quelles lois et éthiques régiront les droits des robots humanoïdes, mi-humains mi-machines ? Que restera-t-il aux êtres humains supplantés par des machines intelligentes et qui apprennent automatiquement ? »
Et M. Saïdi d'ajouter : « Vous devez devenir les agents du changement et les champions des réformes. Le capital humain que vous avez acquis dans cette prestigieuse université, vos ambitions, vos compétences entrepreneuriales et créatives détermineront l'avenir de nos institutions politiques, juridiques, économiques et sociales. »
Par ailleurs, Abbas Halabi, président de l'Association des anciens de la faculté de droit et des sciences politiques et économiques, a pris la parole pour encourager les nouveaux diplômés à rester attachés à leur alma mater, tandis que Youmna Cham, étudiante à l'Institut des sciences politiques (ISP), prononçait un mot de circonstance, au nom des quatre promotions.


Bravo et toutes mes félicitations!
01 h 17, le 03 août 2017