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Culture

Le Trio Wanderer : Notre œuvre fétiche du moment est le trio op. 100 de Schubert

Festival de Baalbeck / e-terview

Dernière minute : Le festival de Baalbeck nous informait, le 29 juillet, que le pianiste du trio Wanderer n'ayant pu venir au Liban pour des raisons personnelles, le concert prévu le 30 a été annulé. Les tickets seront remboursés dans les branches de Virgin Megastore.

29/07/2017

Au sens schubertien du terme, ces « wanderer » sont ici des voyageurs, des promeneurs en quête de beauté sonore. Par e-terview, pour défier l'espace et le temps, pour traverser siècles et frontières, pour mettre en échec fuseaux horaires et rythmes modernes speedés, confessions, aveux et explications de trois musiciens mordus au cœur par des partitions, et qui ont à la clef le plaisir et la passion de la musique ainsi que le goût et la mission de la donner à écouter en partage.

Ce n'est pas votre premier voyage au Liban, mais c'est votre première fois à Baalbeck. Avec quelles impressions abordez-vous cet événement dans un cadre aussi prestigieux ?
Nous sommes déjà venus à Baalbeck lors d'une précédente visite au Liban, mais c'était en tant que touristes ! C'est un lieu extraordinaire, imposant et poétique. Nous savons, bien sûr, que c'est le cadre d'un des plus célèbres festivals internationaux de musique, avec une longue et riche histoire. Et nous sommes vraiment ravis de participer à cette manifestation mythique.

Pourquoi avoir choisi de vous nommer Trio Wanderer, un nom très schubertien ?
Le « Wanderer », dans le romantisme allemand, est le jeune homme qui part à la découverte du monde et de lui-même, poursuivant une quête sans fin. C'est aussi, bien sûr, le thème central de la musique de Schubert, musique toujours en mouvement dont l'humanité fragile oscille sans cesse entre la douleur et la joie. C'est en hommage à Schubert qui composa deux trios absolument géniaux et aussi pour l'idée vitale pour un artiste qu'il faut toujours aller plus loin, que nous avons choisi ce nom.

Avez-vous choisi de jouer une musique exclusivement classique, romantique ? Comment définir votre répertoire ?
Non, notre répertoire est beaucoup plus large. Le romantisme est bien sûr prédominant, car le répertoire de trio avec piano a pris son essor avec le développement du piano au XIXe siècle. Mais nous jouons très souvent des classiques comme Mozart ou Haydn qui a écrit 45 trios, ou des chefs-d'œuvre du XXe siècle comme Ravel et Chostakovitch, sans oublier la musique contemporaine par exemple, à travers des créations d'œuvres de Thierry Escaich, Bruno Mantovani ou Philippe Hersant.

Quelle partition vous semble taillée sur mesure à votre trio ?
Question difficile... Mais notre œuvre fétiche (pour l'instant...) est le trio op. 100 de Schubert.

Quels sont les ensembles de musique de chambre qui vous ont marqués ?

Le Beaux-Arts Trio, bien sûr, qui a remis le répertoire du trio avec piano à l'honneur et particulièrement son pianiste Menahem Pressler, avec qui nous avons travaillé. Mais c'est peut-être le quatuor Amadeus qui nous a le plus marqué ; nous avons étudié plusieurs années avec eux et ils restent une grande source d'inspiration.

Quels sont les musiciens qui sont derrière votre trio ?
Le trio se compose de Vincent Coq au piano, Jean-Marc Phillips-Varjabédian au violon et Raphaël Pidoux au violoncelle.

Quelles qualités vous ont été utiles pour réussir ?
La première qualité pour un groupe de musique de chambre est d'éviter à tout prix la routine qui tue à petit feu la passion et le bonheur de faire de la musique ensemble. La seconde est de ne jamais oublier que nous sommes là pour servir la musique et ses compositeurs, et non pas pour s'en servir à des fins égotiques.

Quel est le meilleur souvenir de scène (et de lieu !) de votre carrière ?
Là encore, de nombreuses réponses possibles. Peut-être le concert au Mozarteum de Salzbourg lors de notre première participation au festival : une salle magique et un festival chargé d'histoires et d'émotions.

Quel sera le menu de la soirée au cœur du Temple de Bacchus ?
Pleins feux sur le romantisme : tout d'abord une élégie poignante du jeune Rachmaninov, puis un chef-d'œuvre de Dvorak, le trio Dumky mêlant rêveries improvisées et danses populaires slaves et, pour finir, un sommet de la musique classique, le trio op. 100 de Schubert rendu célèbre auprès du grand public par le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick.

Qu'avez-vous à dire au public qui se prépare à venir vous applaudir ?
Rachmaninov, Dvorak et Schubert dans le Temple de Bacchus à Baalbeck : un concentré de ce que l'humanité peut produire de plus beau et de vraiment essentiel. Nous sommes tellement heureux de revenir au Liban et de bientôt partager cela avec vous.

Temple de Bacchus
Baalbeck, le dimanche 30 juillet, à 20h.

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