Le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a appelé jeudi au calme, en raison des tensions politiques apparues à la suite de la bataille du jurd de Ersal lancée par le Hezbollah la semaine dernière contre les jihadistes.
"La question des armes du Hezbollah est conflictuelle, mais elle ne se résout pas par les insultes", a souligné le ministre de l'Intérieur, lors d'un point de presse au palais de Baabda, à l'issue d'un entretien avec le président de la République, Michel Aoun.
Les combats dans le jurd de Ersal divisent profondément la classe politique, les uns considérant qu'il s'agit là d'une bataille légitime contre le terrorisme, identifié comme étant l'ennemi du Liban au même titre qu'Israël, les autres contestant au Hezbollah sa décision unilatérale d'engager le combat.
"Une grande partie du terrain sur lequel la bataille du jurd de Ersal a eu lieu fait l'objet de débats pour savoir si elle se situe au Liban ou en Syrie, et ceux qui réclament l'armée libanaise ne doivent pas insulter les autres et renier leurs efforts", a dit M. Machnouk.
"Il y a des principes qui régissent les armes du Hezbollah et son rôle en Syrie, et ces principes peuvent être discutés. J'ai demandé au président Aoun de remettre sur la table la question de la stratégie de défense nationale", a fait savoir M. Machnouk.
Sur un autre plan, le ministre de l'Intérieur a affirmé que la visite du Premier ministre, Saad Hariri, à Washington a permis de "réduire l'impact des sanctions (US) contre le Liban". Un renforcement des sanctions américaines contre le Hezbollah pourrait bientôt être voté par le Congrès américain, suscitant la crainte de nombreux leaders libanais.
Mardi soir, lors d'une conférence de presse avec M. Hariri dans les jardins de la Maison blanche, le président américain Donald Trump avait tiré à boulets rouges sur le Hezbollah.
"La question des armes du Hezbollah est conflictuelle, mais elle ne se résout pas par les insultes", a souligné le ministre de l'Intérieur, lors d'un point de presse au palais de Baabda, à l'issue d'un entretien avec le président de la République, Michel Aoun.
Les combats dans le jurd de Ersal divisent profondément la classe politique, les uns considérant qu'il s'agit là d'une bataille légitime contre le terrorisme, identifié comme étant l'ennemi du Liban au même titre qu'Israël, les autres contestant au Hezbollah sa décision unilatérale d'engager le combat.
"Une grande partie du terrain...


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