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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Le sort de Jeff Sessions semble scellé

« Il y a clairement un problème. Nous arriverons bientôt à un dénouement », déclare le nouveau directeur de la communication de la Maison-Blanche à propos du secrétaire à la Justice.

Le sort du secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, semblait scellé hier après une nouvelle attaque du président Donald Trump, qui lui reproche de ne pas l'isoler des enquêtes sur l'affaire russe qui empoisonne son début de mandat. « Nous arriverons bientôt à un dénouement », a promis Anthony Scaramucci, le nouveau directeur de la communication de la Maison-Blanche. « Il y a clairement un problème », a-t-il ajouté, lors d'une brève rencontre avec des journalistes. Des propos qui semblent laisser peu de doutes sur le départ de M. Sessions. Reste à savoir quand et comment : démission ou limogeage ?
Très tôt hier matin, M. Trump a publié un nouveau tweet cinglant contre M. Sessions, qui avait pourtant été l'un de ses premiers et plus précieux alliés dans son improbable victoire électorale. Dès le 19 juillet, le président américain avait lancé l'assaut contre son secrétaire à la Justice, lui retirant sa confiance dans une interview au New York Times, au ton tout à fait extraordinaire à l'encontre de l'un des piliers de son administration. M. Trump reproche à M. Sessions de s'être récusé dans l'enquête menée, d'abord par le FBI et désormais par un procureur spécial, sur l'ingérence du Kremlin dans l'élection présidentielle et sur d'éventuelles complicités au sein de son équipe de campagne. M. Sessions avait omis de rapporter une rencontre avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, plus tard révélée par la presse. M. Trump dément avec véhémence toute collusion avec Moscou et dénonce sans relâche une « chasse aux sorcières sans précédent dans l'histoire » des États-Unis.
Mais en se mettant volontairement à l'écart, M. Sessions est devenu impuissant aux yeux de M. Trump à le protéger si le besoin devait s'en faire sentir. « En se récusant, il a permis cette chasse aux sorcières, ce canular », a accusé hier Kellyanne Conway, conseillère du président américain, sur Fox News. L'ancien sénateur de l'Alabama s'est en particulier mis dans l'impossibilité de limoger le procureur spécial nommé dans l'affaire russe, si le président le lui demandait. Ce dernier a déjà renvoyé le directeur du FBI, James Comey, à cause de son rôle dans l'enquête russe. Outre l'enquête menée par Robert Mueller, le procureur spécial aux états de service impeccables, la Chambre des représentants et le Sénat mènent également l'enquête.
Alors que le Tout-Washington avait conclu que M. Sessions n'avait d'autre choix que de démissionner face à une attaque en règle, ce dernier a au contraire choisi de rester à son poste. Cette position semblait pourtant difficile à tenir hier, même si l'arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche semble avoir bousculé tous les codes de la pratique politique. Selon le
Washington Post, M. Trump et ses conseillers cherchent activement un remplaçant à M. Sessions. Le nom de Rudy Giuliani, ancien maire de New York et lui aussi fidèle soutien de M. Trump pendant la campagne, a été avancé par le site d'information Axios. M. Giuliani avait déjà été pressenti pour occuper le poste, mais il a affirmé lundi que M. Sessions « avait pris la bonne décision (en se récusant) au regard des règles du département de la Justice ». Le nom de Ted Cruz, sénateur du Texas et ancien rival de M. Trump dans la primaire républicaine, a également été évoqué, toujours selon le Washington Post.
Source : AFP

Le sort du secrétaire américain à la Justice, Jeff Sessions, semblait scellé hier après une nouvelle attaque du président Donald Trump, qui lui reproche de ne pas l'isoler des enquêtes sur l'affaire russe qui empoisonne son début de mandat. « Nous arriverons bientôt à un dénouement », a promis Anthony Scaramucci, le nouveau directeur de la communication de la Maison-Blanche. « Il y a clairement un problème », a-t-il ajouté, lors d'une brève rencontre avec des journalistes. Des propos qui semblent laisser peu de doutes sur le départ de M. Sessions. Reste à savoir quand et comment : démission ou limogeage ?Très tôt hier matin, M. Trump a publié un nouveau tweet cinglant contre M. Sessions, qui avait pourtant été l'un de ses premiers et plus précieux alliés dans son improbable victoire électorale. Dès le...
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