Un responsable de l'ONU a exhorté vendredi Pékin à cesser de renvoyer dans leur pays les Nord-Coréens arrêtés en fuyant via la Chine, pointant les risques de tortures ou d'exécutions.
L'émissaire spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en Corée du Nord, Tomas Ojea Quintana, s'est dit "alarmé par une hausse des arrestations et des rapatriements forcés de Nord-Coréens" arrêtés en Chine.
Il a indiqué lors d'une conférence de presse à Séoul avoir fait part de cette inquiétude aux autorités chinoises, en leur rappelant leurs obligations aux termes de la Convention de 1951 sur les réfugiés.
"Je les exhorte à traiter ce problème en accordant une protection spéciale aux citoyens de RPDC qui transitent par le territoire chinois", a-t-il ajouté, citant les initiales du nom officiel du régime nord-coréen, la République populaire et démocratique de Corée.
En cas de rapatriement forcé, les Nord-Coréens risquent les persécutions, la détention arbitraire, la torture voire la mort, selon Human Rights Watch (HRW), organisation internationale de défense des droits de l'homme.
"Les femmes sont particulièrement vulnérables aux violences quand elles rentrent. On sait que les fouilles au corps, les fouilles des cavités corporelles, les insultes et les violences sexuelles continuent d'exister dans les centres de détention près de la frontière avec la Chine", a déclaré Tomas Ojea Quintana.
Human Rights Watch a affirmé en juin qu'au moins 51 Nord-Coréens avaient été arrêtés en Chine depuis juillet 2016, et notamment un bébé né en détention, quatre enfants et trois femmes âgées à la santé fragile.
L'organisation indiquait que 13 au moins avaient selon elle été renvoyés de force en Corée du Nord, tandis que les autres demeuraient en Chine.
M. Quintana boucle une visite de cinq jours en Corée du Sud. Il rendra en octobre son rapport sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord.
Il a notamment rencontré des hommes et des femmes ayant fui la Corée du Nord, qui lui ont confirmé que "la corruption est tellement répandue dans ce pays qu'il est devenu habituel" pour les Nord-Coréens de graisser la patte de fonctionnaires pour voyager ou recevoir des traitements médicaux.
L'émissaire spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en Corée du Nord, Tomas Ojea Quintana, s'est dit "alarmé par une hausse des arrestations et des rapatriements forcés de Nord-Coréens" arrêtés en Chine.Il a indiqué lors d'une conférence de presse à Séoul avoir fait part de cette inquiétude aux autorités chinoises, en leur rappelant leurs obligations aux termes de la Convention de 1951 sur les réfugiés."Je les exhorte à traiter ce problème en accordant une protection spéciale aux citoyens de RPDC qui transitent par le territoire chinois", a-t-il ajouté, citant les initiales du nom officiel du régime nord-coréen, la...


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