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Dernières Infos - Liban

Militaires otages de l'EI : les familles manifestent dans le centre-ville de Beyrouth

Les parents des militaires enlevés par des jihadistes en 2014 ont bloqué vendredi la place Riad Solh dans le centre-ville de Beyrouth. Ils ont rappelé à la presse présente sur les lieux que le 2 août prochain cela fera trois ans que leurs fils sont otages du groupe État islamique.

"Ne pensez pas que nous sommes faibles, ne pensez pas que nous ne pouvons pas rassembler des centaines de gens", a déclaré Hussein Youssef, le porte-parole des familles des militaires enlevés par des jihadistes en 2014. "Ne nous poussez pas à faire plus de mal, à couper la route de Dahr el-Baïdar, du nord, du Qalamoun. Les mères souffrent, sentez leur souffrance, nous devons en finir avec cette affaire", a-t-il ajouté.

Avant de dire son mot à la presse, M. Youssef a entendu une conductrice prise dans les embouteillages provoqués par les proches des militaires, dire : "Pourquoi est ce que je dois payer le prix, moi ? ". "Ce qui me fait de la peine c'est de voir des gens dire des choses pareilles, a indiqué M. Youssef. A cette dame je réponds : mon fils a été kidnappé pour toi et tu ne le mérites pas".

La sœur de l'otage Seïf Zebiane a ensuite pris la parole : "Nous avons contacté le président de la République et le commandant en chef de l'armée. Ils ne nous ont pas répondu!, a-t-elle accusé. Et ceux qui acceptent de nous rencontrer nous font uniquement des promesses. Quelle honte ! Nous sommes fatigués".

"Nous voulons nos enfants", a lancé une mère agitant la menace d'une escalade. Interrogés par les journalistes, les proches des otages ont affirmé qu'ils n'ont pas de nouvelles de leurs enfants et ont réclamé qu'un responsable politique leur parle et les rassure. "Ils doivent arrêter de se moquer de nous", a dit une autre proche.

En août 2014, Ersal, localité sunnite frontalière de la Syrie, a été le théâtre de violents affrontements entre l'armée et des jihadistes venus principalement de Syrie. Ces derniers avaient enlevé une trentaine de militaires. Quatre d'entre eux ont été assassinés en captivité, seize ont été libérés par le Front al-Nosra en décembre 2015, et neuf autres sont toujours otages du groupe État islamique, mais le sort de ces derniers est plus que jamais incertain.

Les parents des militaires enlevés par des jihadistes en 2014 ont bloqué vendredi la place Riad Solh dans le centre-ville de Beyrouth. Ils ont rappelé à la presse présente sur les lieux que le 2 août prochain cela fera trois ans que leurs fils sont otages du groupe État islamique.
"Ne pensez pas que nous sommes faibles, ne pensez pas que nous ne pouvons pas rassembler des centaines de gens", a déclaré Hussein Youssef, le porte-parole des familles des militaires enlevés par des jihadistes en 2014. "Ne nous poussez pas à faire plus de mal, à couper la route de Dahr el-Baïdar, du nord, du Qalamoun. Les mères souffrent, sentez leur souffrance, nous devons en finir avec cette affaire", a-t-il ajouté.
Avant de dire son mot à la presse, M. Youssef a entendu une conductrice prise dans les embouteillages provoqués par les...