À Doha, hier, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a été reçu par l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Compte Twitter officiel de l’ambassade américaine à Doha/Handout/AFP
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a obtenu, hier, l'accord du Qatar à un programme de lutte contre « le financement du terrorisme », au moment où ce pays est mis à l'index par ses voisins pour son soutien présumé aux groupes extrémistes et ses liens avec l'Iran. M. Tillerson a entamé lundi, au Koweït, une tournée dans le Golfe pour aider à trouver une issue à la crise inédite entre le Qatar et ses voisins, dont la puissante Arabie saoudite. Le Qatar rejette les accusations de « soutien au terrorisme » et refuse que lui soit dictée sa politique étrangère, alors que l'Iran chiite est le grand rival régional du royaume saoudien sunnite.
L'accord sur la lutte antiterroriste, signé par le Qatar et les États-Unis, a été annoncé par le chef de la diplomatie qatarie, le cheikh Mohammad ben Abderrahmane al-Thani, lors de la visite de M. Tillerson à Doha, où il a été reçu par l'émir, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. « Aujourd'hui, le Qatar est le premier pays à signer avec les États-Unis un programme pour la lutte contre le financement du terrorisme », a déclaré le cheikh Mohammad. « Nous invitons les pays qui nous imposent un blocus à s'y joindre », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Tillerson, qui a regagné le Koweït où il passera la nuit avant de se rendre aujourd'hui en Arabie saoudite.
L'accord précise « les efforts futurs que le Qatar peut faire pour renforcer sa lutte contre le terrorisme et s'attaquer activement aux problèmes du financement du terrorisme », a expliqué dans un communiqué un conseiller du secrétaire d'État, R.C. Hammond. « C'est un pas en avant », a-t-il ajouté. M. Tillerson a, lui, précisé que l'accord reposait sur la décision « d'éradiquer le terrorisme de la terre », prise par le sommet ayant réuni fin mai, à Riyad, une cinquantaine de dirigeants musulmans autour du président américain Donald Trump. Cet engagement « va commencer immédiatement sur plusieurs fronts », a-t-il ajouté.
Premier pas et concessions
L'accord de Doha marque un premier pas dans la difficile mission de M. Trump à trouver un règlement à la crise. Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte ont rompu avec le Qatar et lui ont imposé des sanctions économiques. Pour revenir sur leurs sanctions, les quatre pays ont exigé, le 22 juin, la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la télévision al-Jazeera et d'une base turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran. Doha a rejeté en bloc ces demandes, estimant qu'elles violaient sa souveraineté.
Ajourd'hui à Djeddah, dans l'Ouest saoudien, M. Tillerson doit rencontrer ses homologues d'Arabie saoudite, des Émirats, de Bahreïn et d'Égypte. « Cette réunion reflète la volonté des quatre pays de renforcer la coordination et de montrer leur unité quant aux relations futures avec le Qatar », a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptiennes en annonçant la rencontre quadripartite.
Avant la visite de M. Tillerson à Doha, R.C. Hammond avait estimé, au Koweït, pays qui mène également une médiation dans la crise, qu'un règlement pourrait prendre des mois. Selon lui, l'enveloppe des 13 demandes faites au Qatar n'était pas viable, mais prises une à une, certaines des conditions peuvent être remplies. Il a ajouté que des concessions devraient être faites par les deux camps et qu'en matière de soutien aux groupes extrémistes, « il n'y a pas de mains propres », allusion au possible financement des adversaires du Qatar de tels groupes.
À l'issue des premiers entretiens, lundi, de M. Tillerson au Koweït, les États-Unis, le Koweït et la Grande-Bretagne, associée à la médiation, ont publié un communiqué pour exhorter les protagonistes « à résoudre au plus vite la crise à travers le dialogue ». Pour la délégation de M. Tillerson, l'objectif primordial est de faire tarir les sources de financement des groupes extrémistes pour consolider les gains obtenus contre le groupe jihadiste État islamique (EI) en Irak et en Syrie, et empêcher les attaques terroristes en Europe et ailleurs. La base d'al-Udeid, mise à la disposition des États-Unis par le Qatar, est une pièce maîtresse de la guerre menée par Washington contre l'EI.
Source : AFP


SI VRAIMENT ILS FINANCAIENT TOUS LES TARES DU MONDE... CHOSE CRIEE PAR TOUS HAUT ET FORT... COMMENT ON NE LEUR DEMANDE PAS DE COMPTE ? GRACIES PAR L,ONCLE SAM POUR UN CONTRAT DE 11 MILLIARDS DE DOLLARS... NON DE HAMBURGERS MAIS DE LA MITRAILLE !
09 h 40, le 12 juillet 2017