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Au Bangladesh, des centaines de détenus dans des prisons secrètes, selon HRW

Au Bangladesh, des centaines de personnes, dont de nombreux opposants politiques, ont été arrêtées en secret, certains détenus dans des prisons cachées et d'autres tués, a révélé jeudi l'association de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

"Les forces de sécurité du Bangladesh semblent avoir les mains libres quand il s'agit d'arrêter des gens, de décider de leur innocence ou de leur culpabilité, puis de leur châtiment, y compris de leur droit à rester ou non en vie", a expliqué Brad Adams, directeur de HRW pour l'Asie.
"Nous avons des preuves et des témoignages pour ces disparitions, mais le gouvernement continue à utiliser ces méthodes" et à le nier, a-t-il déclaré, notant que pour la seule années 2016, on avait compté au moins 90 personnes disparues, dont au moins 21 ont été ensuite tuées.

Parmi ceux dont on est encore sans nouvelles figure notamment Sajedul Islam Sumon, 37 ans, chef de l'antenne d'un quartier de Dacca du Bangladesh Nationalist Party (BNP), principal parti d'opposition.
Celui-ci a été arrêté avec quatre autres membres du BNP en décembre 2013, un mois avant les élections générales de 2014 que le BNP avait boycottées, et aucun d'entre eux n'a réapparu depuis.

"Depuis plus de trois ans, nous avons frappé à toutes les portes, contacté toutes les agences gouvernementales et même rencontré le ministre de l'Intérieur", mais sans succès, a expliqué à l'AFP la soeur de l'opposant, Sanjida Islam.

Les tensions politiques augmentent à nouveau au Bangladesh avant les élections de l'année prochaine.
Le BNP et son allié islamiste Jamaat-e-Islami affirment que des dizaines de milliers de leurs membres ou sympathisants ont été arrêtés ces dernières années -une accusation que le gouvernement récuse, la qualifiant de "propagande".

Au Bangladesh, des centaines de personnes, dont de nombreux opposants politiques, ont été arrêtées en secret, certains détenus dans des prisons cachées et d'autres tués, a révélé jeudi l'association de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).
"Les forces de sécurité du Bangladesh semblent avoir les mains libres quand il s'agit d'arrêter des gens, de décider de leur innocence ou de leur culpabilité, puis de leur châtiment, y compris de leur droit à rester ou non en vie", a expliqué Brad Adams, directeur de HRW pour l'Asie."Nous avons des preuves et des témoignages pour ces disparitions, mais le gouvernement continue à utiliser ces méthodes" et à le nier, a-t-il déclaré, notant que pour la seule années 2016, on avait compté au moins 90 personnes disparues, dont au moins 21 ont été ensuite...