Un étudiant chinois d'une des plus prestigieuses universités taïwanaises a été inculpé jeudi pour espionnage, a annoncé le ministère public qui l'accuse d'avoir tenté de recruter des espions pour le compte de Pékin.
L'annonce de ces poursuites intervient au moment où des responsables taïwanais mettent en garde contre une intensification des activités chinoises d'espionnage, sur fond de dégradation des relations entre les deux rives du détroit.
La Chine considère toujours l'île comme une partie de son territoire qui a vocation à revenir dans son giron, et ce même si Taïwan suit son propre destin depuis 1949. Les relations se sont dégradées avec l'arrivée au pouvoir en mai 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, issue d'un parti traditionnellement hostile à Pékin.
Le bureau du procureur du district de Taipei a annoncé jeudi qu'un homme surnommé Zhou, qui était arrivé sur l'île en 2012 pour y étudier, avait violé la loi.
Des médias locaux l'ont identifié sous le nom de Zhou Hongxu, originaire de la province de Liaoning, dans le nord-est de la Chine, et rapporté qu'il avait été diplômé l'année dernière à l'Université Chengchi de Taipei.
Le parquet a affirmé que Zhou avait été recruté à Shanghai en 2014 par un responsable de Chine continentale lors d'un événement de promotion des relations entre la Chine et Taïwan. Il lui aurait demandé contre rémunération de mettre en place un réseau d'espions.
Zhou avait reçu pour instruction de "présenter des hommes politiques, des responsables de l'armée, de la police, des renseignements ou de la diplomatie et d'autres personnes d'influence à des responsables chinois à l'étranger", selon le parquet.
Zhou a tenté sans succès entre août 2016 et mars de recruter un responsable taïwanais qui avait probablement accès à des documents secrets, affirme le ministère public.
Il lui aurait proposé de travailler pour le gouvernement chinois contre une rémunération allant jusqu'à 10.000 dollars par trimestre. Zhou espérait que les rencontres avec les responsables chinois se fassent au Japon.
Peng Sheng-chu, directeur général du Bureau taïwanais de la sécurité nationale, a affirmé en mars au Parlement que la menace posée par les espions chinois était "plus grave qu'avant".
Des médias rapportent que la Chine pourrait compter jusqu'à 5.000 espions sur l'île.
L'annonce de ces poursuites intervient au moment où des responsables taïwanais mettent en garde contre une intensification des activités chinoises d'espionnage, sur fond de dégradation des relations entre les deux rives du détroit.
La Chine considère toujours l'île comme une partie de son territoire qui a vocation à revenir dans son giron, et ce même si Taïwan suit son propre destin depuis 1949. Les relations se sont dégradées avec l'arrivée au pouvoir en mai 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, issue d'un parti traditionnellement hostile à Pékin.
Le bureau du procureur du district de Taipei a...


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