Narendra Modi va effectuer cette semaine une visite en Israël, la première d'un chef du gouvernement indien dans l'Etat hébreu, qu'il admire pour son savoir-faire militaire et technologique mais que ses prédécesseurs ont longtemps tenu à distance.
Cette prudence diplomatique s'expliquait par la volonté de New Delhi de ne pas froisser les Etats arabes et l'Iran, un important fournisseur de pétrole, ni sa propre communauté musulmane, forte de 180 millions de membres.
L'Inde défendait officiellement la cause palestinienne, tout en entretenant des liens discrets avec Israël.
Mais la visite de Narendra Modi marque un changement dans la politique étrangère indienne et lève le voile sur la relation forte des deux pays en matière de défense.
La vente et production de missiles, drones ou radars, constituera une partie importante des discussions que le Premier ministre indien a programmées pendant trois jours à partir de mardi avec son homologue israélien, Benjamin Netanyahu.
L'Inde est aujourd'hui le premier marché pour les exportations d'armes israéliennes, achetant l'équivalent d'un milliard de dollars par an.
Le gouvernement Modi privilégie de son côté les pays prêts à partager leur technologie, dans l'optique de renforcer sa politique du "Make in India".
Benjamin Netanyahu a salué lundi la visite "historique" de Narenda Modi, qui "renforcera la coopération dans un grand nombre de domaines - sécurité, agriculture, eau, énergie - pratiquement chaque domaine dans lequel Israël est impliqué".
Le Premier ministre indien ne se rendra pas à Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, où la plupart des dirigeants ont l'habitude de faire étape lorsqu'ils vont en Israël, pour maintenir l'apparence d'un équilibre entre Israéliens et Palestiniens.
Cette initiative a été critiquée par des représentants de la communauté musulmane indienne, qui s'estime marginalisée par la politique du gouvernement nationaliste hindou de Modi, arrivé au pouvoir en 2014.
"La visite de Narendra Modi en Israël ne fera que renforcer l'occupation de la Palestine", a déclaré Asaduddin Owaisi, un élu du Parlement fédéral qui défend les droits des musulmans.
Cette prudence diplomatique s'expliquait par la volonté de New Delhi de ne pas froisser les Etats arabes et l'Iran, un important fournisseur de pétrole, ni sa propre communauté musulmane, forte de 180 millions de membres.
L'Inde défendait officiellement la cause palestinienne, tout en entretenant des liens discrets avec Israël.
Mais la visite de Narendra Modi marque un changement dans la politique étrangère indienne et lève le voile sur la relation forte des deux pays en matière de défense.
La vente et production de missiles, drones ou radars, constituera une partie...


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