Hariri : Le peuple libanais peut protéger ses terres par lui-même
Le Premier ministre, Saad Hariri, a répondu indirectement au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait menacé la semaine dernière de réagir violemment à toute agression israélienne contre le Liban. Dans le discours qu'il a prononcé samedi lors de la cérémonie de remise des diplômes à l'Université antonine, Saad Hariri a déclaré : « Les élections vont bientôt se dérouler et les Libanais diront clairement ce qu'ils veulent : importer des connaissances et des compétences, et exporter des services et des produits ; ou bien ce que certains menacent de faire de nos jours : importer des gardiens de la révolution et des milices. » Il faisait ainsi allusion à l'Iran et son allié local, le Hezbollah. « En tout cas, a poursuivi M. Hariri, cette position (celle de Hassan Nasrallah) ne reflète pas celle de l'État libanais. Le peuple libanais peut protéger ses terres par lui-même contre toute agression israélienne. » « Il n'a besoin d'aucune force étrangère ni d'aucune milice, quelle que soit sa nationalité », a-t-il insisté.
Geagea : Notre popularité sera révélée aux prochaines législatives
Dans une interview à l'agence allemande d'information (DPA), le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, s'est dit persuadé qu'avec la nouvelle loi électorale « la popularité de son parti sera révélée aux législatives » prévues en mai prochain, précisant que ses alliances électorales « seront commandées par les intérêts des FL dans les différentes circonscriptions ». « Nous sommes ouverts à toutes les parties, qu'il s'agisse de nos alliés traditionnels comme le courant du Futur, nos nouveaux amis du CPL, ou d'autres », a-t-il dit. M. Geagea a critiqué les détracteurs de la nouvelle loi, estimant que celle-ci permet d'injecter du sang nouveau dans la vie politique libanaise. Samedi, le chef des FL avait discuté des prochaines législatives avec le vice-président de la Chambre, Farid Makari.
Frangié renouvelle ses critiques contre la loi électorale
S'exprimant devant une délégation de ses partisans, le chef des Marada, Sleiman Frangié, a insisté sur le fait qu'il reste « conséquent » avec ses choix et son « identité ». Revenant sur le débat qui a ponctué l'adoption d'une nouvelle loi électorale, il a déploré ce qu'il a appelé « une hypocrisie ». « Nous ne modifions pas notre discours en fonction des données ou des conditions qui prévalent. Parallèlement, nous sommes contre l'exclusion ou l'élimination de qui que ce soit. (...) Les lois (électorales) confessionnelles dont il a été question et les discours racistes sont tous déplorables. Tout raciste qu'il est, Israël n'a pas présenté de loi électorale confessionnelle, alors qu'il est obsédé par le changement démographique », a-t-il dit, en insistant sur le fait que « la modération devrait être le choix de tous, toutes appartenances communautaires ou politiques confondues ».
Le Premier ministre, Saad Hariri, a répondu indirectement au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait menacé la semaine dernière de réagir violemment à toute agression israélienne contre le Liban. Dans le discours qu'il a prononcé samedi lors de la cérémonie de remise des diplômes à l'Université antonine, Saad Hariri a déclaré : « Les élections vont bientôt se dérouler et les Libanais diront clairement ce qu'ils veulent : importer des connaissances et des compétences, et exporter des services et des produits ; ou bien ce que certains menacent de faire de nos jours : importer des gardiens de la révolution et des milices. » Il faisait ainsi allusion à l'Iran et son allié local, le Hezbollah. « En tout cas, a poursuivi...


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