Le souverain de Dubaï a choisi la poésie pour exhorter le Qatar à accéder aux demandes de ses voisins arabes du Golfe, qui menacent, s'il ne change pas de politique, de l'isoler davantage à l'expiration d'un ultimatum début juillet.
Poète reconnu, cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum a, sous le titre "Al-Darb Wadeh" (la voie est claire), mis en ligne une ode dédiée au Qatar, mis au ban par l'Arabie saoudite et ses alliés, dont les Emirats arabes unis, qui l'accusent de soutenir l'extrémisme islamiste et de se rapprocher de l'Iran.
Il l'invite à rester dans le giron du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le club régional des six monarchies pétrolières arabes qui sont, souligne-t-il, unies par "le sang", "la terre" et "la religion".
"Le Qatar se tourne vers un étranger, proche et faible", déplore cheikh Mohammed en allusion aux relations de l'émirat gazier avec l'Iran chiite, grand rival de l'Arabie saoudite, chef de file de l'islam sunnite.
"(Or) il est désormais temps de s'unir, de se protéger les uns les autres, à l'abri de toute haine ou rancune", ajoute le souverain de Dubaï, qui est également vice-président et Premier ministre de la fédération des Emirats.
Son poème, posté sur Instagram, a recueilli plus de 80.000 "J'aime".
La région du Golfe est plongée, depuis trois semaines, dans une grave crise diplomatique depuis que Ryad et ses alliés ont rompu avec Doha avant de lui soumettre le 22 juin une liste de 13 demandes à satisfaire dans un délai de dix jours.
L'ambassadeur des Emirats en Russie, Omar Ghobash, cité mardi par le quotidien britannique The Guardian, a prévenu que le Qatar risquait de nouvelles sanctions s'il ne répondait pas aux demandes de ses voisins.
Parmi ces demandes, figurent la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazeera, la réduction des relations entre Doha et Téhéran et la fermeture de la base militaire turque au Qatar.
Poète reconnu, cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum a, sous le titre "Al-Darb Wadeh" (la voie est claire), mis en ligne une ode dédiée au Qatar, mis au ban par l'Arabie saoudite et ses alliés, dont les Emirats arabes unis, qui l'accusent de soutenir l'extrémisme islamiste et de se rapprocher de l'Iran.
Il l'invite à rester dans le giron du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le club régional des six monarchies pétrolières arabes qui sont, souligne-t-il, unies par "le sang", "la terre" et "la religion"."Le Qatar se tourne vers un étranger, proche et faible", déplore cheikh Mohammed en...


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