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France: prison ferme, sursis et une relaxe pour une filière jihadiste à Nice

La justice française a prononcé des peines de prison, certaines assorties du sursis, et une relaxe, au procès d'une filière jihadiste de Nice (sud-est) vers la Syrie, inspirée par l'un des plus célèbres recruteurs français, Oumar Diaby.

Les prévenus, âgés désormais d'entre 21 et 26 ans, nés en France pour quatre d'entre eux et dans la république russe de Tchétchénie pour les deux autres, étaient jugés pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", une accusation passible de dix ans de prison.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Ali Abzouzi et Luck Manodritta aux peines les plus lourdes, respectivement six ans et huit ans de prison, un peu en dessous des réquisitions. Les deux jeunes gens avaient passé plusieurs mois en Syrie en 2013 et 2014.

Deux autres, Cédric Belly et David Assila, ont été condamnés à quatre ans de prison dont deux avec sursis assorti de conditions strictes, pour avoir tenté de les rejoindre.

Le tribunal a condamné par ailleurs Magomed Bagaiev à trois ans de prison dont un avec sursis pour avoir aidé une jeune fille à préparer son départ pour la Syrie. Le tribunal a relaxé Rouslan Bagaiev, qui était poursuivi pour les mêmes faits que son frère.

Le procès a mis en évidence l'influence sur ces jeunes gens - ils étaient pour certains tout juste majeurs au moment des faits en 2013 et 2014 - du Franco-Sénégalais Oumar Diaby.

Depuis le début du procès lundi, les prévenus ont décrit le prosélyte comme un "grand" qui en imposait aux "petits" par ses prêches, tenus à Nice et aux alentours, et qui leur "mangeait le cerveau".

Pour les enquêteurs, celui qui se fait également appeler Omar Omsen a mis en place une filière "particulièrement rodée".

Les Américains estiment que ce "terroriste international" aurait convaincu une cinquantaine de volontaires français de gagner la Syrie.

La justice française a prononcé des peines de prison, certaines assorties du sursis, et une relaxe, au procès d'une filière jihadiste de Nice (sud-est) vers la Syrie, inspirée par l'un des plus célèbres recruteurs français, Oumar Diaby.
Les prévenus, âgés désormais d'entre 21 et 26 ans, nés en France pour quatre d'entre eux et dans la république russe de Tchétchénie pour les deux autres, étaient jugés pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", une accusation passible de dix ans de prison.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Ali Abzouzi et Luck Manodritta aux peines les plus lourdes, respectivement six ans et huit ans de prison, un peu en dessous des réquisitions. Les deux jeunes gens avaient passé plusieurs mois en Syrie en 2013 et 2014.
Deux autres, Cédric Belly et...