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Astana et Bichkek démentent toute négociation sur l'envoi de troupes en Syrie

Le Kazakhstan et le Kirghizstan ont démenti vendredi avoir proposé à la Russie de fournir des contingents militaires pour aider les troupes russes à maintenir l'ordre en Syrie.

Astana "n'est pas en train de négocier avec qui que ce soit" à ce sujet, a affirmé dans un communiqué le ministre kazakh des Affaires étrangères, Kaïrat Abdirakmanov.
Cette question, parmi d'autres, sera toutefois à l'ordre du jour du prochain tour de négociations sur la Syrie, prévu les 4 et 5 juillet à Astana, selon le ministre, qui a ajouté qu'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU serait l'une des "conditions extrêmement importantes" pour tout déploiement de troupes.

Le Kirghizstan a de son côté reconnu que l'éventualité d'envoi de troupes kirghizes en Syrie avait été évoquée au sein de l'Organisation du Traité de sécurité collective, organisation régionale menée par Moscou, mais qu'il n'y a eu "aucune négociation" concrète.
"Nous n'avons reçu aucune proposition officielle de la Russie concernant un départ de nos troupes pour la Syrie", a déclaré à l'AFP Témir Djoumakadirov, à la tête du Comité de sécurité national du Kirghizstan.

Ces commentaires interviennent au lendemain de l'annonce par Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, que la Russie, l'Iran et la Turquie ont formé des groupes de travail chargés de se pencher sur les moyens de maintenir la paix dans les "zones de désescalade" en Syrie, conformément à un accord signé à Astana.
"Il a été suggéré par les Russes que les Kirghizes et les Kazkhes pourront éventuellement envoyer un certain nombre de troupes", a déclaré le porte-parole.

Dans la région d'Idleb, dans le nord de la Syrie, les forces seront "principalement" turques et russes, d'après M. Kalin. Autour de Damas, elles seront "principalement russes et iraniennes" et dans la région de Deraa (sud), des troupes jordaniennes et américaines pourraient être déployées.

"Des négociations sont actuellement en cours", avait ensuite confirmé Vladimir Chamanov, le président du Comission de la Défense de la Douma (chambre basse du Parlement russe) à l'agence RIA Novosti, évoquant des "propositions de nos collègues au Kazakhstan et au Kirghizstan".

Des "zones de désescalade" doivent être instaurées dans des secteurs dépendant de huit provinces syriennes.
L'accord irano-turco-russe sur ces zones ne précise pas à quelle date elles doivent être mises sur pied. Elles doivent être créées pour une durée de six mois qui peut être prolongée par consensus des trois garants.

Le Kazakhstan et le Kirghizstan ont démenti vendredi avoir proposé à la Russie de fournir des contingents militaires pour aider les troupes russes à maintenir l'ordre en Syrie.
Astana "n'est pas en train de négocier avec qui que ce soit" à ce sujet, a affirmé dans un communiqué le ministre kazakh des Affaires étrangères, Kaïrat Abdirakmanov.Cette question, parmi d'autres, sera toutefois à l'ordre du jour du prochain tour de négociations sur la Syrie, prévu les 4 et 5 juillet à Astana, selon le ministre, qui a ajouté qu'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU serait l'une des "conditions extrêmement importantes" pour tout déploiement de troupes.
Le Kirghizstan a de son côté reconnu que l'éventualité d'envoi de troupes kirghizes en Syrie avait été évoquée au sein de l'Organisation du Traité de sécurité...