"Trop peu, trop tard", offre "ridicule", voire "pathétique": la proposition de la Première ministre britannique sur le statut des citoyens après le Brexit était fraîchement accueillie vendredi au Royaume-Uni, à commencer par les principaux intéressés.
En dévoilant jeudi les premiers détails de son plan pour le Brexit, Mme May a parlé de la question du sort des ressortissants européens et britanniques après le retrait du Royaume-Uni.
Elle a promis que personne ne serait expulsé du pays sitôt prononcé le divorce avec l'UE et que Londres offrirait des possibilités pour les citoyens européens de régulariser leur statut pour pouvoir rester au Royaume-Uni.
Mais la Première ministre britannique a en même temps prévenu qu'elle rejetait toute compétence de la Cour de justice de l'UE (CJUE) pour trancher les litiges sur les droits des citoyens de l'Union après le Brexit.
Un groupe de pression représentant les immigrés européens au Royaume-Uni, appelé The3million, s'est indigné d'une proposition "pathétique" qui n'offre "aucune garantie à vie" de leurs droits.
"En quoi consiste la proposition du gouvernement britannique? Dépouiller les citoyens de l'UE de leurs droits européens pour les remplacer avec les droits d'un système migratoire britannique notoirement injuste et difficile", a estimé Nicolas Hatton, fondateur de The3million.
"Il n'y a rien de spécial dans son offre", a renchéri Joan Pons, une membre de l'organisation employé dans le service de santé public britannique (NHS). "Cela nous ramène au statut de tout (immigré) pour obtenir un permis de résident. Ce n'est pas une offre généreuse. C'est plutôt ridicule".
"Trop peu, trop tard", a estimé de son côté le responsable Brexit de l'opposition travailliste, Keith Starmer, en dénonçant l'utilisation des "personnes" comme une "monnaie d'échange dans les négociations".
"Nous pensons qu'il faut dire clairement qu'il n'y aura pas de changement dans le statut des ressortissants de l'UE", poursuit-il. "Ce n'est pas seulement la seule chose à faire, mais cela aidera aussi à obtenir un accord réciproque pour les 1,2 million de Britanniques vivant dans l'UE", argumente-t-il.
Sur un autre ton, le parti anti-immigration europhobe Ukip a estimé que Theresa May autorisait "unilatéralement" plus de 3 millions de citoyens de l'UE à jouir de plein droit de la citoyenneté britannique.
Un signe, selon l'Ukip, qui révèle "à quel point elle est faible en tant que négociatrice".
En dévoilant jeudi les premiers détails de son plan pour le Brexit, Mme May a parlé de la question du sort des ressortissants européens et britanniques après le retrait du Royaume-Uni.Elle a promis que personne ne serait expulsé du pays sitôt prononcé le divorce avec l'UE et que Londres offrirait des possibilités pour les citoyens européens de régulariser leur statut pour pouvoir rester au Royaume-Uni.
Mais la Première ministre britannique a en même temps prévenu qu'elle rejetait toute compétence de la Cour de justice de l'UE (CJUE) pour trancher les litiges sur les...


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