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Victoire judiciaire d'une Serbe dont la nationalité américaine avait été révoquée

La Cour suprême des Etats-Unis s'est prononcée jeudi en faveur d'une femme d'origine serbe, naturalisée américaine, qui avait menti sur le passé militaire de son mari en ex-Yougoslavie.
Cette décision est susceptible d'apporter un ballon d'oxygène à des millions d'immigrants sur lesquels pèse l'épée de Damoclès de la révision de leur droit d'asile.

Le mari, Ratko Maslenjak, était membre d'une force serbe impliquée dans le massacre de Srebrenica en 1995, même s'il n'est pas établi qu'il ait lui-même tué des musulmans.
Son épouse, Divna, avait volontairement caché ces faits pour demander trois ans plus tard l'asile familial aux Etats-Unis.
Un mensonge lourd de conséquences: Divna Maslenjak a été déchue de sa nationalité américaine quand la vérité a émergé.
Elle et son mari, qui vivaient jusqu'à récemment dans l'Ohio, se sont retrouvés illégaux et ont été expulsés en octobre vers la Serbie.

Sans les nier, la femme assurait que ses mensonges n'avaient pas eu d'incidence, le statut de réfugié leur ayant été octroyé car ils risquaient d'être persécutés par des musulmans bosniaques.
La Cour suprême lui a donné raison jeudi, dans un arrêt rendu à l'unanimité de ses neuf sages.

Une révocation de naturalisation américaine en raison d'un mensonge ne peut être valide que si ce mensonge a servi expressément à obtenir la nationalité, ont-ils tranché.
La haute cour a donc annulé un précédent jugement défavorable à Mme Maslenjak et renvoyé le dossier à une cour d'appel afin qu'il soit réexaminé.

La Cour suprême des Etats-Unis s'est prononcée jeudi en faveur d'une femme d'origine serbe, naturalisée américaine, qui avait menti sur le passé militaire de son mari en ex-Yougoslavie.Cette décision est susceptible d'apporter un ballon d'oxygène à des millions d'immigrants sur lesquels pèse l'épée de Damoclès de la révision de leur droit d'asile.
Le mari, Ratko Maslenjak, était membre d'une force serbe impliquée dans le massacre de Srebrenica en 1995, même s'il n'est pas établi qu'il ait lui-même tué des musulmans.Son épouse, Divna, avait volontairement caché ces faits pour demander trois ans plus tard l'asile familial aux Etats-Unis.Un mensonge lourd de conséquences: Divna Maslenjak a été déchue de sa nationalité américaine quand la vérité a émergé.Elle et son mari, qui vivaient jusqu'à récemment dans...