La majorité de gauche au pouvoir en Roumanie a adopté mercredi une motion de censure contre son Premier ministre Sorin Grindeanu, en place depuis moins de six mois, sur fond de luttes de pouvoir au sein du parti social-démocrate (PSD).
La motion de censure, initiée par le chef du PSD, a été adoptée par 241 voix sur 464 parlementaires, a annoncé le parlement. Dix élus ont voté contre tandis que l'opposition de centre droit s'est abstenue.
"Nous voulons stopper un gouvernement qui n'a pas respecté le programme et les promesses de la campagne", a déclaré avant le vote le chef du PSD Liviu Dragnea, artisan de la victoire de cette formation aux législatives de décembre dernier. "Laisser les choses continuer de la même manière nous aurait fait aller tout droit à l'échec", a-t-il ajouté.
M. Grindeanu a quant à lui jugé "incompréhensible" le dépôt d'une motion de censure contre un gouvernement qui a "bien travaillé". "Le risque existe d'un retour en arrière, à l'époque d'avant 1989", année ayant vu la chute du régime communiste de Nicolae Ceausescu, a-t-il mis en garde, en faisant référence au style autoritaire de M. Dragnea.
Le président roumain Klaus Iohannis (centre droit) a aussitôt convoqué les partis politiques pour des consultations lundi prochain en vue de la désignation d'un nouveau Premier ministre.
Liviu Dragnea avait dû renoncer en décembre à briguer le poste de Premier ministre en raison d'une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale. Mais il n'avait jamais caché sa volonté de continuer à tirer les ficelles en coulisse.
Selon plusieurs analystes, le coup de froid entre le chef du PSD et son ancien protégé Sorin Grindeanu serait lié aux réticences de ce dernier à soutenir l'assouplissement de la législation anticorruption souhaité par M. Dragnea.
Une tentative de modifier le code pénal en ce sens avait provoqué cet hiver une vague de manifestations populaires d'une ampleur sans précédent en Roumanie depuis la chute du régime communiste, contraignant le PSD à revoir sa copie.
La motion de censure, initiée par le chef du PSD, a été adoptée par 241 voix sur 464 parlementaires, a annoncé le parlement. Dix élus ont voté contre tandis que l'opposition de centre droit s'est abstenue."Nous voulons stopper un gouvernement qui n'a pas respecté le programme et les promesses de la campagne", a déclaré avant le vote le chef du PSD Liviu Dragnea, artisan de la victoire de cette formation aux législatives de décembre dernier. "Laisser les choses continuer de la même manière nous aurait fait aller tout droit à l'échec", a-t-il ajouté.
M. Grindeanu a quant à lui jugé...


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