– Gebran Bassil, chef du CPL et ministre des AE, lors d'un iftar au Akkar : « Nous avons sacrifié des députés au Kesrouan, à Jbeil et dans le Metn pour gagner des députés au Akkar. (...) Nous avons pensé à vous (les Akkariotes) en élaborant la loi : la proportionnelle pour que vos voix comptent, la carte magnétique, parce que vous êtes disséminés sur tout le territoire, le vote des émigrés, comme vous êtes aux quatre coins du monde, et le vote des militaires, comme un grand nombre de soldats et d'officiers sont originaires de ce caza. (...) Nous avons souvent réaffirmé que cette loi doit prévoir les garde-fous nécessaires pour améliorer le niveau de représentation et nous continuerons de tenir le même discours, jusqu'à ce que chaque Libanais sente que sa voix a la même valeur que celles de ses compatriotes. (...) Nous devons aussi reconnaître que cette loi est entachée de failles et nous allons nous atteler calmement au cours des prochains jours et semaines à élaborer un projet de loi amendant le texte qui vient d'être approuvé (...) pour combler ses lacunes. »
– Michel Pharaon, ministre d'État à la Planification, durant l'ouverture du festival Live Achrafieh, place Sassine : « Nous aurions aimé que ce festival se déroule une fois les législatives terminées (...), mais l'accord politique tardif autour d'une nouvelle loi électorale a commandé une rallonge de la magistrature dont la durée, trop longue, reste injustifiée. (...) Nous remercions Dieu pour cette loi, même si nous exprimons des réserves sur la forme et le fond. »
– Nazih Naggari, ambassadeur d'Égypte, dans une déclaration : « Nous félicitons le Liban pour être parvenu à adopter une loi électorale (....) ce qui prouve la capacité de la société libanaise à réagir aux données intérieures, régionales et internationales d'une manière qui permet de préserver ce pays pluraliste des retombées de la crise régionale. »
– Le député Mohammad Safadi, lors d'une soirée du ramadan à Tripoli : « La loi approuvée ressemble à un monstre. Ils l'ont tellement dénaturée qu'ils en ont fait une créature bizarre. Elle repose soi-disant sur la proportionnelle, mais elle retient d'autres critères qui la rapprochent de la loi dite orthodoxe. »
– Antoine Saad, député du bloc Joumblatt, dans une déclaration à la radio : « La loi électorale est hybride. Elle a été taillée suivant différentes mesures mais sur base du principe du partage du gâteau. Elle va accentuer les clivages confessionnels et communautaires en raison de l'absence d'un même critère pour le vote préférentiel. »


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