La pression monte ces derniers jours sur le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, accusé par un ex-fonctionnaire et l'opposition d'avoir interféré en faveur d'un ami auprès de l'administration.
Ces soupçons de favoritisme s'ajoutent à un précédent scandale sur une école nationaliste qui aurait financièrement été aidée par le couple Abe.
Même si sa place de chef du gouvernement n'apparaît pas dans l'immédiat menacée, tant son Parti libéral-démocrate (PLD, droite) domine la scène politique de façon écrasante, sa cote de popularité, elle, chute dans les sondages (-3 points en un mois à 48% selon la chaîne publique NHK).
Depuis des jours, M. Abe et le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, sont sans cesse questionnés sur ces histoires par la presse et les partis d'opposition au Parlement.
Dans la nouvelle affaire, initialement soulevée par un parlementaire d'opposition puis un ancien haut fonctionnaire du ministère de l'Education, des collègues de ce dernier auraient été incités par la hiérarchie à attribuer à un ami de longue date de M. Abe, un nommé Kotaro Kake, la création d'une nouvelle unité vétérinaire universitaire dans une "zone économique spéciale", ce qui permet de s'affranchir de certaines obligations administratives.
L'instruction - "cela vient du sommet du cabinet du Premier ministre" - aurait été écrite dans des e-mails transmis à diverses personnes au sein de l'administration.
Le titulaire du portefeuille de l'Education et de la Recherche, Hirokazu Matsuno, a d'abord fait mener une première enquête pour rechercher si de tels documents existaient, puis affirmé que ses services n'avaient rien touvé. Mais comme les partis d'opposition, eux, ont déniché des preuves, il a relancé une investigation et a dû avouer cette semaine que des courriels avaient été conservés dans quelques ordinateurs.
Reste que M. Abe a assuré "ne jamais avoir interféré en personne dans ce dossier", des propos que s'applique à corroborer son bras droit M. Suga lors de ses points de presse quotidiens.
Et le Premier ministre de mettre sur le compte de rivalités et jalousies les accusations selon lui infondées qui le heurtent.
"Tant que dure la session parlementaire, M. Abe est interrogé sans arrêt, mais une fois qu'elle sera terminée (cette fin de semaine), les parlementaires de l'opposition n'auront plus l'occasion de le questionner directement, pas plus que les ministres", souligne Tobias Harris, vice-président de la société de conseil Teneo Intelligence, pour qui les médias seuls n'arriveront pas à maintenir autant la pression.
Ces affaires qui se succèdent pourraient en revanche attiser l'ambition des rivaux de Shinzo Abe au sein du PLD pour lui succéder lorsque s'achèvera son mandat de chef du parti en 2018, avec cependant une reconduction possible jusqu'en 2021.
Ces soupçons de favoritisme s'ajoutent à un précédent scandale sur une école nationaliste qui aurait financièrement été aidée par le couple Abe.
Même si sa place de chef du gouvernement n'apparaît pas dans l'immédiat menacée, tant son Parti libéral-démocrate (PLD, droite) domine la scène politique de façon écrasante, sa cote de popularité, elle, chute dans les sondages (-3 points en un mois à 48% selon la chaîne publique NHK).
Depuis des jours, M. Abe et le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, sont sans cesse questionnés sur ces histoires par la presse et les partis d'opposition au Parlement.
Dans la...


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