Le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel, a vertement dénoncé jeudi la nouvelle loi électorale, approuvée la veille en Conseil des ministres.
"La nouvelle loi électorale a dénaturé le principe de la proportionnelle", a dénoncé le leader chrétien, lors d'une conférence de presse.
Cette nouvelle loi prévoit la tenue dues législatives le 8 mai 2018, alors que les élections auraient dû se dérouler ce mois-ci. Le texte qui prévoit la proportionnelle avec 15 circonscriptions, qualifié de "consensuel", doit en principe être voté vendredi lors d'une séance plénière du Parlement.
"En adoptant le vote préférentiel au niveau du caza, nous avons gravement déformé le principe de la proportionnelle", a ajouté le chef des Kataëb.
La nouvelle loi institue, au niveau du décompte des voix, la notion de "coefficient électoral". Ce coefficient est obtenu en divisant le nombre de suffrages exprimés (nombre de voix moins les bulletins blanc et nuls) dans une circonscription donnée par le nombre de sièges que compte cette circonscription. Ainsi, une circonscription où l'on dénombre 100.000 suffrages exprimés et qui compte dix sièges aura un coefficient électoral de 10.000 (ce qui correspond à 10 %). Ce que l'on sait à ce stade, c'est qu'en vertu de l'accord conclu mardi, le seuil d'éligibilité pour les candidats qui seront départagés au vote préférentiel a été fixé au coefficient électoral (autrement dit à 10 % dans l'exemple cité plus haut), un seuil très élevé qui signifie grosso modo que le système va rester étroitement verrouillé par les grandes formations politiques.
"Il n'y a pas de standards unifiés dans la nouvelle loi. A titre d'exemple, dans la circonscription de Saïda-Jezzine, il y a cinq sièges, et Aley a fusionné avec le Chouf pour faire une seule circonscription, avec cinq sièges", a dénoncé M. Gemayel.
Selon le nouveau découpage, Saïda-Jezzine compte 5 sièges (2 sunnites pour Saïda, 2 maronites et 1 grec-catholique pour Jezzine). Et la circonscription Chouf-Aley, 13 sièges (2 druzes, 3 maronites, 2 sunnites et 1 grec-catholique pour le Chouf, 2 druzes, 2 maronites et 1 grec-orthodoxe pour Aley).
"Le seul but est de délimiter des circonscriptions sur mesure pour se partager au final des parts politiques", a dénoncé M. Gemayel. Et d'ajouter : "Les droits des chrétiens sont instrumentalisés afin de servir les intérêts personnels et partisans", en allusion au tandem chrétien des Forces libanaises et du Courant patriotique libre. M. Gemayel a estimé que la voix des chrétiens "n'est pas respectée dans certaines régions comme Bint Jbeil" (circonscription de Bint Jbeil-Nabatiyé-Marjeyoun/Hasbaya, ndlr).
Le chef des Kataëb s'est en outre demandé pourquoi le principe du quota féminin n'a pas été retenu dans le cadre de cette nouvelle loi, et pourquoi les responsables "insistent à dissocier le vote des émigrés libanais de celui des résidents au Liban". Le texte prévoit l'affectation de sièges parlementaires pour représenter les émigrés, mais cette disposition n'aura pas lieu lors des prochaines législatives, mais devrait être appliquée lors du scrutin suivant.
Samy Gemayel a enfin estimé que l'adoption de la carte électorale magnétisée "est un prétexte pour reporter le scrutin d'un an".
"La nouvelle loi électorale a dénaturé le principe de la proportionnelle", a dénoncé le leader chrétien, lors d'une conférence de presse.
Cette nouvelle loi prévoit la tenue dues législatives le 8 mai 2018, alors que les élections auraient dû se dérouler ce mois-ci. Le texte qui prévoit la proportionnelle avec 15 circonscriptions, qualifié de "consensuel", doit en principe être voté vendredi lors d'une séance plénière du Parlement.
"En adoptant le vote préférentiel au niveau du caza, nous avons gravement déformé le principe de la proportionnelle", a ajouté le chef des Kataëb.
La nouvelle loi institue, au niveau du décompte des voix, la notion de "coefficient...


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