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Brésil: Temer nie toute ingérence dans le pouvoir judiciaire

Le président brésilien Michel Temer s'est défendu avec force d'interférer avec les autres pouvoirs, en réaction à un article du magazine Veja qui l'accuse d'avoir demandé aux services secrets d'espionner un juge enquêtant contre lui pour corruption.

"Je n'interfère pas et je ne permettrai jamais l'ingérence d'un pouvoir dans l'autre (...) Dans les démocraties modernes, aucun pouvoir n'impose sa volonté à l'autre", a affirmé le chef de l'État tard lundi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

L'article de Veja, publié au cours du week-end, cite une source anonyme qui assure que le gouvernement a fait appel à l'Agence brésilienne d'intelligence (Abin) pour rechercher des informations compromettantes pour Edson Fachin, juge de la Cour suprême (STF).

Ce magistrat a donné son feu vert pour une enquête contre M. Temer après la révélation d'un enregistrement sonore dans lequel ce dernier semble donner son accord pour acheter le silence d'un ex-député aujourd'hui en prison.

Cette enquête pour corruption passive et entrave à la justice peut donner lieu à une demande de mise en accusation formelle. Si cette demande est acceptée par les deux tiers de la Chambre des députés, M. Temer sera inculpé et devra quitter le pouvoir.

Tout en niant toute ingérence, le président s'est montré combatif. "Le chemin qui mène de la justice aux justiciers est le même chemin tragique qui mène de la démocratie à la dictature", a-t-il lancé.
Cette déclaration est la première de M. Temer depuis le non-lieu obtenu vendredi devant le Tribunal supérieur électoral (TSE) qui lui a permis de sauver de peu son poste.

Cette cour menaçait d'invalider son mandat pour financement illégal lors de la campagne menée en 2014 aux côtés de Dilma Rousseff, destituée l'an dernier et remplacée par M. Temer, qui était son vice-président.

Par ailleurs, après cette victoire sur le fil devant la justice électorale, le président a reçu un nouveau bol d'air lundi soir, avec la décision de son principal allié politique, le PSDB (centre), de rester au gouvernement en dépit des scandales à répétition.

Cette formation qui dispose de quatre ministres a invoqué la nécessité de soutenir les réformes d'austérité mises en place par M. Temer pour tenter de sortir le pays de sa profonde crise économique.

Le président brésilien Michel Temer s'est défendu avec force d'interférer avec les autres pouvoirs, en réaction à un article du magazine Veja qui l'accuse d'avoir demandé aux services secrets d'espionner un juge enquêtant contre lui pour corruption.
"Je n'interfère pas et je ne permettrai jamais l'ingérence d'un pouvoir dans l'autre (...) Dans les démocraties modernes, aucun pouvoir n'impose sa volonté à l'autre", a affirmé le chef de l'État tard lundi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
L'article de Veja, publié au cours du week-end, cite une source anonyme qui assure que le gouvernement a fait appel à l'Agence brésilienne d'intelligence (Abin) pour rechercher des informations compromettantes pour Edson Fachin, juge de la Cour suprême (STF).
Ce magistrat a donné son feu vert pour une enquête contre...