Grand Sérail
Le Liban doit rester neutre sur la scène arabe, estime Hariri
Le Premier ministre, Saad Hariri, a déclaré hier que le gouvernement libanais « ne devait pas interférer » dans la crise diplomatique qui oppose « les pays du Golfe et l'Égypte d'un côté, et le Qatar de l'autre », faisant référence à la décision lundi du royaume wahhabite et de ses alliés de rompre leurs relations avec l'émirat. M. Hariri s'exprimait dans le cadre d'une réunion avec une délégation du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais dans le monde (RDCL World), présidée par Fouad Zmokhol, dont il a expressément « soutenu » l'initiative de création d'un réseau mondial rassemblant les chefs d'entreprise libanais – une plateforme officialisée fin novembre 2016. M. Zmokhol a pour sa part déclaré qu'il partageait la position du Premier ministre vis-à-vis de la crise diplomatique que traverse le Moyen-Orient, estimant que le pays devait s'efforcer de « maintenir les meilleures relations avec les pays arabes pour attirer les investisseurs ». Signalons par ailleurs que M. Hariri a quitté Beyrouth hier pour l'Arabie saoudite afin d'effectuer la omra (petit pèlerinage) à La Mecque.
Yarzé
Sarraf reçoit le commandant du Centcom
Le ministre de la Défense, Yaacoub Sarraf, a reçu hier à Yarzé le commandant en chef du Commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient, le général Joseph L. Votel, en présence de l'ambassadrice US, Elizabeth Richard. L'entretien a porté sur les événements dans la région et les relations entre les deux armées. Le général Votel s'est ensuite rendu, en compagnie du commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, à Ersal, où il a visité la 9e brigade de l'armée libanaise. « Je suis fier de rencontrer quelques-uns des soldats et des officiers qui défendent la souveraineté du Liban. Je suis très impressionné de constater le progrès qu'ils ont accompli pour sécuriser les frontières du Liban avec la Syrie. L'armée libanaise reste un partenaire des plus capables et des plus valeureux, et nous sommes fiers de la soutenir en tant que seul défenseur du Liban », a affirmé le général américain.
Baabda
Sleiman chez Aoun
Le président de la République, Michel Aoun, a suivi hier le bon déroulement de la deuxième journée des examens officiels, ainsi que les mesures administratives et sécuritaires prises pour en assurer le succès. Le chef de l'État a par ailleurs reçu au palais de Baabda l'ancien président de la République Michel Sleiman et son épouse, Wafa' Sleiman, ainsi que la présidente du Festival international de Zahlé, Myriam Skaff.
Terrorisme
Vague de condamnations des attentats en Iran
Le président de la République, Michel Aoun, a adressé une lettre de condoléances à son homologue iranien, Hassan Rohani, après les attaques contre le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeyni à Téhéran, revendiquées par le groupe État islamique. M. Aoun a dénoncé les deux agressions, soulignant qu'elles confirment le fait que « le terrorisme n'a pas de religion ».
De son côté, le président de la Chambre, Nabih Berry, a adressé trois lettres, une au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, une autre au président iranien Hassan Rohani, et une dernière au président du Parlement Ali Larijani, dans lesquelles il leur présente ses condoléances. M. Berry a affirmé que « ce genre d'attaques ne fera que renforcer la détermination de l'Iran à lutter contre le terrorisme ».
Le Hezbollah a, pour sa part, publié un communiqué dans lequel il dénonce « le crime terroriste ». « Ce double crime est une tentative de déstabiliser la République islamique et d'influer sur sa décision constante d'être aux côtés des mouvements de résistance dans la région, ainsi que sur sa position de forteresse solide face à l'hégémonie et au terrorisme », peut-on lire dans le communiqué.
Le cheikh Afif Naboulsi, proche du Hezbollah, a pointé du doigt l'Arabie saoudite, les États-Unis et Israël. Dans une déclaration, il a dénoncé les attaques qui ont eu lieu en Iran, soulignant que ce sont les États-Unis et Israël qui donnent le feu vert à l'Arabie saoudite pour financer les terroristes dans la région et susciter des attaques en Iran.
Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé lui aussi les deux attaques, appelant la communauté internationale à s'unir pour faire face au terrorisme et mettre fin aux sources qui le financent, sans distinction.
Le Premier ministre, Saad Hariri, a déclaré hier que le gouvernement libanais « ne devait pas interférer » dans la crise diplomatique qui oppose « les pays du Golfe et l'Égypte d'un côté, et le Qatar de l'autre », faisant référence à la décision lundi du royaume wahhabite et de ses alliés de rompre leurs relations avec l'émirat. M. Hariri s'exprimait dans le cadre d'une réunion avec une délégation du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais dans le monde (RDCL World), présidée par Fouad Zmokhol, dont il a expressément « soutenu » l'initiative de création d'un réseau mondial rassemblant les chefs d'entreprise libanais – une plateforme officialisée fin novembre 2016. M. Zmokhol a pour sa part déclaré qu'il...


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