Le bloc du Futur a tenu hier sa réunion hebdomadaire sous la présidence de Fouad Siniora.
* Le député Ibrahim Kanaan, après la réunion du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme : « Nous penchons pour l'organisation des législatives en octobre. (...) Les réformes passent par l'adoption de 15 circonscriptions, chose qui posait problème à certains pôles politiques, mais qui est désormais acceptée de tous. Cette répartition représente un garde-fou qui protège le vivre-ensemble et la juste représentation. (...) Le vote préférentiel au niveau du caza assure une juste représentation. Nous tentons, à travers lui, de protéger les minorités en leur donnant la chance de s'exprimer lors du scrutin. »
* Le député Mohammad Hajjar, qui a donné lecture du communiqué publié au terme de la réunion du bloc parlementaire du Futur : « L'élément fondamental dans l'adoption et l'application d'un nouveau mode de scrutin reste sa conformité à l'accord de Taëf et le respect absolu de l'ensemble des dispositions de la Constitution, qui reposent tous les deux sur la coexistence, loin de tout recroquevillement communautaire ou sectaire. (...) Nous attendons avec impatience que les efforts visant à élaborer la nouvelle loi électorale se poursuivent pour que le texte puisse être approuvé en Conseil des ministres et envoyé rapidement au Parlement. La proportionnelle étant appliquée pour la première fois au Liban, il faudra du temps pour préparer les élections et expliquer la nouvelle formule aux candidats, aux électeurs ainsi qu'aux administrations concernées. »
* Le ministre de la Santé, Ghassan Hasbani, dans une interview à la chaîne Mayadine : « Nous sommes à deux doigts d'adopter une loi électorale, mais le débat se poursuit pour régler certains détails (...) comme le vote des émigrés et le quota féminin. (...) Les positions populistes sont une chose et l'action pour parvenir à une solution une autre. (...) Le vote des émigrés est fondamental et le débat se situe autour du point de savoir s'il faut le prévoir pour cette consultation ou pour la prochaine. Ce ne serait pas juste cependant de torpiller les législatives à cause ce de point. »
* Mohammad Kabbani, député du bloc du Futur, dans une conférence qu'il a tenue place de l'Étoile : « (...) Non seulement l'accord de Taëf n'a pas été appliqué, mais le confessionnalisme s'est exacerbé et a failli être concrétisé à travers la proposition de loi dite orthodoxe, qui était un projet de fédération communautaire et sectaire devant déboucher sur la partition du Liban. Même si cette formule n'est pas passée, les partisans du sectarisme n'ont pas baissé les bras et ont poursuivi indirectement leurs efforts à travers la proportionnelle et la préqualification sur une base confessionnelle. Il s'agit d'une autre proposition qui a été enterrée et qu'on a essayé de compenser par la création d'un Sénat et la consécration de la parité dans la Constitution, ce qui revient à éterniser le confessionnalisme. Ces propositions populistes portent préjudice aux communautés que certains prétendent défendre. (...) Cessez de discuter des droits des communautés pour défendre ceux des citoyens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans. »
* Le député Farid el-Khazen, membre du bloc du Changement et de la Réforme, dans une interview à la Voix du Liban : « Tout le monde se conforme à l'accord politique autour de la loi électorale, mais des considérations dont certaines se rapportent aux communautés doivent encore être étudiées et faire l'objet d'une entente. (...) Il existe une volonté sérieuse pour régler les questions encore en suspens, mais, contrairement à ce qui se rapporte, des difficultés à s'entendre sur certains détails de la loi doivent encore être surmontées. Dans le passé, les négociations étaient limitées aux circonscriptions et au mode du scrutin. Aujourd'hui, des efforts énormes sont menés pour s'entendre sur l'essence même de la loi et ses principales dispositions. »
* Le député Amine Wehbé, membre du bloc du Futur, dans une interview à Radio Orient : « Si une entente a pu être formée autour de deux points fondamentaux de la nouvelle loi électorale, à savoir la proportionnelle et le découpage du Liban en 15 circonscriptions, ce n'est pas le cas pour d'autres détails que de nombreuses forces politiques jugent fondamentaux. (...) Le Premier ministre, Saad Hariri, a été conciliant jusqu'au bout, mais il existe des constantes auxquelles nous devons rester attachés, à savoir la bonne représentation, la préservation de la coexistence et le respect de l'accord de Taëf. (...) Si les trois sont respectés, nous parviendrons à élaborer une nouvelle loi électorale. »
*Imad el-Hout, député de la Jamaa islamiya, dans une déclaration au terme d'un entretien avec le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane : « Un accord de principe a été conclu pour la nouvelle loi électorale, mais certains détails doivent être encore réglés, et, comme vous le savez, le diable réside dans les détails. Quoi qu'il en soit, nous aurions besoin de six mois au moins, à partir du moment où la nouvelle loi sera votée, pour préparer le scrutin. »
* Le député Mohammad Hajjar, qui a donné lecture du communiqué publié au terme de la réunion du bloc parlementaire du Futur : « L'élément fondamental dans l'adoption et l'application d'un...


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