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Contestation au Maroc: l'Etat devait "faire respecter la loi", affirme le ministre de l'Intérieur

L'Etat "n'avait d'autre choix que de faire respecter la loi" face à la contestation populaire dans le nord du Maroc, après ses "efforts" pour le développement de la région, a affirmé mardi au Parlement le ministre marocain de l'Intérieur.

La province d'Al-Hoceïma est secouée depuis sept mois par un mouvement de contestation revendiquant le développement du Rif, région historiquement frondeuse et géographiquement enclavée que les protestataires jugent "marginalisée".

"L'Etat est mobilisé pour répondre aux revendications sociales et économiques de la population" à Al-Hoceïma, a déclaré Abdelouafi Laftit, venu informer les députés sur la situation dans cette région.
"L'Etat a lancé de nombreux chantiers, et la province d'Al-Hoceima, comme les autres, a bénéficié de cette dynamique", a indiqué le ministre, réaffirmant la volonté du gouvernement "d'accélérer" ces chantiers et de faire de la région "un pôle de développement".
"Le programme répond à 90% des demandes de la population", même si les "efforts restent insuffisants", a-t-il concédé.

M. Laftit a justifié les arrestations depuis une dizaine de jours d'une quarantaine de personnes, dont celle du leader de la contestation Nasser Zefzafi, en assurant que "l'Etat n'avait d'autre choix que de faire respecter la loi".
"Aucune arrestation n'avait eu lieu depuis fin octobre", le début du mouvement, et elles n'ont commencé qu'après "l'interruption du prêche d'un imam à la mosquée" par Zefzafi le 26 mai, a fait remarquer M. Laftit.

Ces arrestations, a poursuivi le ministre, se sont faites dans la "transparence et le respect de la présomption d'innocence", tandis que la presse n'a eu à subir "aucune entrave" dans sa couverture des manifestations.
Plus de 800 manifestations ont eu lieu dans la région depuis fin octobre, avec 205 policiers blessés dans des heurts avec les protestataires, a-t-il détaillé.

"Malgré les efforts fournis par l'Etat pour répondre positivement aux différentes demandes des habitants, l'obstination de certains de continuer à manifester quotidiennement pose question", a souligné M. Laftit.
"Qui a intérêt à ce que la porte du dialogue ouverte par le gouvernement soit fermée ou que les efforts de l'Etat soient sous-estimés?", s'est-il interrogé.
"Certaines parties visent à induire en erreur l'opinion publique en fabriquant de fausses informations et en les diffusant sur les réseaux sociaux", a accusé M. Laftit, qui estime que cela "montre le caractère organisé de ces agissements".

L'Etat "n'avait d'autre choix que de faire respecter la loi" face à la contestation populaire dans le nord du Maroc, après ses "efforts" pour le développement de la région, a affirmé mardi au Parlement le ministre marocain de l'Intérieur.
La province d'Al-Hoceïma est secouée depuis sept mois par un mouvement de contestation revendiquant le développement du Rif, région historiquement frondeuse et géographiquement enclavée que les protestataires jugent "marginalisée".
"L'Etat est mobilisé pour répondre aux revendications sociales et économiques de la population" à Al-Hoceïma, a déclaré Abdelouafi Laftit, venu informer les députés sur la situation dans cette région."L'Etat a lancé de nombreux chantiers, et la province d'Al-Hoceima, comme les autres, a bénéficié de cette dynamique", a indiqué le ministre,...