Le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a prévenu jeudi qu'il était impossible d'organiser les élections législatives d'ici trois mois, dans le cas où le mode de scrutin proportionnel est adopté.
"J'ai fait savoir au président Michel Aoun qu'il était impossible d'organiser les législatives dans un délai de trois mois si le mode de scrutin proportionnel était adopté. Pour cela, une prorogation +technique+ est requise pour la familiarisation avec le dépouillement électronique et les listes de candidats", a expliqué le ministre, à l'issue d'un entretien avec le chef de l’État au palais de Baabda. Le dépouillement électronique n'existe toujours pas à ce jour. Nohad Machnouk a également fait savoir qu'il avait transmis au président Aoun une étude relative aux législatives, un document qu'il va également envoyer au chef du gouvernement, Saad Hariri, et au président de la Chambre, Nabih Berry.
Les législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin ne peut plus se tenir avant la fin du mandat des députés, le 20 juin. La loi de 1960, en vigueur est fondée sur le mode majoritaire plurinominal, un système critiqué officiellement par la plupart des formations politiques. La Chambre a déjà prorogé son propre mandat par deux fois, en 2013 et en 2014.
Sur un autre plan, M. Machnouk a déploré la situation sécuritaire délétère dans la Békaa, notamment après la mort récente par balle d'une fillette.
"La situation ne peut plus durer de la sorte à Baalbeck, car il y a des armes qui circulent de manière illégale et mettent en danger la vie des gens", a déploré le ministre.
Il a dans ce contexte reconnu que le plan de sécurité mis en place pour la Békaa "a échoué". M. Machnouk a toutefois promis de suivre l'affaire.
"J'ai fait savoir au président Michel Aoun qu'il était impossible d'organiser les législatives dans un délai de trois mois si le mode de scrutin proportionnel était adopté. Pour cela, une prorogation +technique+ est requise pour la familiarisation avec le dépouillement électronique et les listes de candidats", a expliqué le ministre, à l'issue d'un entretien avec le chef de l’État au palais de Baabda. Le dépouillement électronique n'existe toujours pas à ce jour. Nohad Machnouk a également fait savoir qu'il avait transmis au président Aoun une étude relative aux législatives, un document qu'il va...


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