Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Grèce: revendication anarchiste d'un attentat à la bombe contre Eurobank

Un groupe extrémiste grec actif depuis 2013 a revendiqué mercredi un attentat à la bombe ayant endommagé en avril des bureaux de la banque grecque Eurobank en plein centre d'Athènes.

La revendication au nom du Groupe des combattants populaires a été postée dans la nuit de mardi à mercredi sur le site alternatif d'information Indymédia, comme la plupart des revendications d'actions de ce type commises en Grèce. Ce groupe, "important", relève du "terrorisme anarchiste" vivace depuis des années en Grèce, a expliqué à l'AFP une source policière.

Un inconnu avait prévenu de l'imminence de l'explosion de la bombe, placée au pied d'un immeuble d'Eurobank, permettant à la police d'évacuer à temps la zone. La revendication souligne que l'attentat visait les services de gestion des créances d'Eurobank "où les débiteurs sont fichés et leurs biens menacés de saisie".

La gestion par les banques et l'État des dettes accumulées par les Grecs à court d'argent après sept ans d'austérité alimente régulièrement des actions de contestation, sur fond de pression des créanciers du pays, UE et FMI, pour solder ces arriérés. La revendication, de neuf pages, appelle à la "lutte armée de classe", contre l'austérité.

Apparu en janvier 2013 avec des tirs à la Kalachnikov contre le siège du parti de droite de la Nouvelle-Démocratie, le groupe a depuis revendiqué des tirs contre la résidence de l'ambassadeur de l'Allemagne en décembre 2013 et contre l'ambassade israélienne en décembre 2014. Il a aussi signé un attentat à la bombe en novembre 2015 contre la Fédération des industriels grecs (Sev) à Athènes. Aucune victime n'est à déplorer après ces actions.

La Grèce est confrontée depuis des décennies à un activisme anti-autoritaire ciblant des symboles du pouvoir politique et économique, en dépit de nombreuses arrestations dans cette mouvance depuis les années 2000.
La dernière action imputée à cette nébuleuse, un attentat à la lettre piégée, a blessé le 25 mai l'ex-Premier ministre et banquier central Lucas Papademos.

Un groupe extrémiste grec actif depuis 2013 a revendiqué mercredi un attentat à la bombe ayant endommagé en avril des bureaux de la banque grecque Eurobank en plein centre d'Athènes.
La revendication au nom du Groupe des combattants populaires a été postée dans la nuit de mardi à mercredi sur le site alternatif d'information Indymédia, comme la plupart des revendications d'actions de ce type commises en Grèce. Ce groupe, "important", relève du "terrorisme anarchiste" vivace depuis des années en Grèce, a expliqué à l'AFP une source policière.
Un inconnu avait prévenu de l'imminence de l'explosion de la bombe, placée au pied d'un immeuble d'Eurobank, permettant à la police d'évacuer à temps la zone. La revendication souligne que l'attentat visait les services de gestion des créances d'Eurobank "où les débiteurs...