Les combattants français qui rejoignent les rangs de l'Etat islamique en Irak et en Syrie doivent assumer le risque d'être tués, a déclaré le porte-parole du gouvernement français Christophe Castaner, mercredi.
"Je le dis à tous les combattants qui rejoignent Daech et qui vont à l'étranger pour mener la guerre, mener la guerre c'est prendre des risques, et qu'ils assument leurs risques", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.
Il était interrogé sur un article du Wall Street Journal selon lequel la France fait appel aux forces irakiennes pour éliminer les jihadistes français présents à Mossoul, que les forces locales, appuyées par la coalition internationale, tentent de reprendre des mains des jihadistes.
Les forces spéciales françaises auraient ainsi, selon le quotidien américain qui cite des sources irakiennes et françaises sur place, fourni aux unités irakiennes une liste de 27 noms de combattants français à éliminer.
Interrogé sur ces informations, un porte-parole du Quai d'Orsay a assuré mardi que la France "conduisait son action dans le respect du droit international".
Les propos de Christophe Castaner s'inscrivent dans la continuité de la ligne adoptée sous le quinquennat de François Hollande, qui mettait en avant le caractère de légitime défense des bombardements visant des camps d'entraînement de jihadistes "destinés à venir s'attaquer à l'Europe et à la France".
"Les terroristes n'ont pas de passeport", avait notamment indiqué en octobre 2015 le Premier ministre de l'époque Manuel Valls. "Au nom de la légitime défense, c'est une obligation de frapper Daech et nous continuerons, quelle que soit la nationalité de ceux qui sont dans ces centres qui préparent des attentats".
Selon les derniers chiffres officiels français, environ 700 Français seraient présents sur les théâtres d'opération syriens ou irakiens.
En janvier, avant le début de l'offensive de reconquête de Mossoul, une source diplomatique française faisait état d'une soixantaine de Français combattant au sein de l'EI dans la ville.
"Je le dis à tous les combattants qui rejoignent Daech et qui vont à l'étranger pour mener la guerre, mener la guerre c'est prendre des risques, et qu'ils assument leurs risques", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.
Il était interrogé sur un article du Wall Street Journal selon lequel la France fait appel aux forces irakiennes pour éliminer les jihadistes français présents à Mossoul, que les forces locales, appuyées par la coalition internationale, tentent de reprendre des mains des jihadistes.
Les forces spéciales françaises auraient ainsi, selon le quotidien américain qui cite des...


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