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Moyen Orient et Monde

Le régime remet la main sur la totalité de Homs

Syrie
OLJ
22/05/2017

Les derniers rebelles syriens encore présents dans la ville de Homs l'ont évacuée hier, la replaçant de fait sous contrôle des forces gouvernementales pour la première fois depuis le début du conflit, il y a six ans. Des autocars ont, comme la veille et vendredi, emmené hors de l'ultime secteur de la ville qui était encore tenu par les insurgés des combattants rebelles et leurs familles. Environ 1 700 personnes, dont 700 combattants, devaient partir hier. Au total, plus de 14 000 personnes auront été évacuées d'al-Waer, en plusieurs vagues depuis mars, dans le cadre d'un accord d'évacuation, l'un des plus importants du genre conclus entre le régime et les forces de l'opposition depuis 2011.
Comme nombre d'accords similaires ces derniers mois, il tend à rendre au gouvernement syrien le contrôle de parties de l'ouest du pays longtemps aux mains de l'opposition mais qui étaient assiégées par l'armée syrienne et ses alliés.
La plupart des rebelles quittant Homs ont gagné la province d'Idleb, au nord, ou la ville de Jarablous, près de la frontière turque.
Le gouvernement syrien, soutenu militairement par la Russie depuis septembre 2015, a négocié ces accords en position de force et a ainsi ramené de grands secteurs urbains de l'ouest du pays sous son contrôle. L'opposition les critique, car, pour elle, ils équivalent à des déplacements forcés d'opposants à Bachar el-Assad hors des principaux centres urbains de la Syrie, souvent après des années de siège et de bombardements. Les rebelles occupent encore quelques poches autour de Damas et dans le Sud, et la quasi-totalité de la province d'Idleb.

Exécutions de l'EI
Dans cette province, quatorze membres du puissant groupe rebelle syrien Ahrar el-Cham ont été tués lors d'une attaque à l'explosif, hier, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Dans l'est du pays, des jihadistes de l'EI ont « tué d'une balle dans la tête » 19 civils, dont deux enfants, dans un village de la province de Deir ez-Zor tenu par l'alliance antijihadistes des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par les États-Unis, selon l'OSDH. Ils ont ensuite « mis le feu aux cadavres ».

Source : agences

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