Liban

Le top et le flop de la semaine

Découvrez ce qui a plu et déplu à la rédaction du Service Liban, au cours de la semaine qui vient de s'écouler.

OLJ
20/05/2017

Le top : Zad Moultaka
Mandaté par le ministère de la Culture pour représenter le Liban à la 57e édition de la Biennale de Venise, le compositeur et plasticien libanais Zad Moultaka a brillamment assumé sa mission, en subjuguant des spectateurs tombés sous le charme d'une œuvre grandiose et particulière : ŠamaŠ. Une œuvre mise en relief par des journaux français, comme Le Monde ou La Croix, témoignant du talent de cet artiste établi à Paris, mais qui contribue au rayonnement culturel du Liban, au-delà des frontières nationales. Ce rayonnement, on le doit à son génie bien sûr, mais aussi au fait qu'il est resté attaché à ses racines orientales, lesquelles transparaissent notamment dans ses œuvres musicales.
« ŠamaŠ s'enracine mentalement, physiquement et philosophiquement dans le refus du drame auquel nous assistons dans cette région solaire du monde qu'est le Moyen-Orient, berceau des civilisations orientale comme occidentale », martèle l'artiste. Comme beaucoup d'autres compatriotes portant haut le nom du Liban au-delà des frontières, Moultaka fait partie de ces personnes qui font oublier à leurs compatriotes la décrépitude dans laquelle leur pays est plongé et où, en dépit de toutes les promesses politiques formulées à l'envi, on s'oriente de plus en plus vers une « médiocratie ».

Le flop : la gestion du gouvernement
L'action du gouvernement en matière de gestion des affaires publiques, pour la seconde semaine consécutive, fait sursauter. D'un coup de crayon, on autorise la démolition d'une bâtisse classée (la maison rouge de Hamra), les déchets tardent à être enlevés dans le Metn, sans que cela n'inquiète les autorités, le béton gagne du terrain à Ramlet el-Baïda, une adjudication, au parfum de scandale, pour la location de navires-centrales a failli déclencher une crise politique, un hôpital – tout à fait inutile – de campagne est en voie de construction dans le seul poumon de Beyrouth, le Bois des pins, dont le zoning d'une parcelle vient, de surcroît, d'être subrepticement changé mercredi par le Conseil des ministres, pour autoriser – encore! – des constructions, tout en régularisant des empiétements. Pire encore : les ministres, à part bien entendu ceux à qui l'on doit le décret piégé ajouté à l'ordre du jour, n'ont pas su ce qu'ils approuvaient à cause de la formule nébuleuse du texte. Voici donc comment le gouvernement gère les affaires publiques: à coups de décrets/projets nébuleux et à la sauvette. Et pour couronner le tout : l'ordre du jour et les résolutions du Conseil des ministres ne sont plus publiés. C'est à se demander à quoi sert la loi sur la transparence, récemment votée !

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