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Économie - Commerce

Le G7 prie les États-Unis de ne pas entraver la reprise mondiale

« Nous pouvons discuter, nous pouvons avoir des points de vue différents, mais nous sommes (...) dans le même bateau », a déclaré hier le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. Alberto Pizzoli/AFP

Les ministres des Finances des 7 nations les plus riches de la planète ont prié hier les États-Unis de ne pas rompre avec la longue dynamique en faveur de l'effacement du protectionnisme ni avec celle de la régulation économique, auxquelles s'oppose Donald Trump.
Réunis à Bari (Italie), grands argentiers et banquiers centraux se sont penchés sur les dossiers des inégalités, de la taxation internationale et de la lutte contre le financement du terrorisme. Mais cet agenda a été bousculé par la position de Donald Trump qui entend revenir sur cet effacement du protectionnisme. « Nous avons besoin d'États-Unis forts, capables de conduire l'économie et la politique mondiales », a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lorsqu'il a été interrogé sur la teneur du message qu'il entendait adresser à son homologue américain, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.
Hôte de ce sommet, le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, a évoqué « l'ambitieux » projet de Donald Trump de réduire considérablement les impôts sur les entreprises et s'est dit impatient d'entendre Steven Mnuchin l'expliciter.

Impasse sur le libre-échange
De source italienne, les ministres du G7 devraient reprendre pour leur communiqué final les termes utilisés en mars lors du sommet du G20 de Baden Baden qui faisait l'impasse sur l'engagement traditionnel à maintenir le libre-échange, témoignant du fléchissement protectionniste perceptible aux États-Unis. Ils s'étaient alors bornés à indiquer qu'ils « travaillaient au renforcement de la contribution du commerce à nos économies ». La décision de reprendre les termes utilisés à Baden Baden semble indiquer que les responsables réunis hier à Bari ne sont pas parvenus à convaincre les États-Unis de s'engager en faveur d'une approche multilatérale du commerce international. M. Trump ne cache pas ses penchants pour le protectionnisme. Depuis son investiture, en janvier, il s'est déjà retiré des négociations sur le traité transpacifique et a dit vouloir renégocier l'Aléna.
Steven Mnuchin est arrivé à Bari bien après ses homologues, avant de déclarer à la presse qu'il était « très excité » par la politique commerciale que Donald Trump entend imposer. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici, a dit espérer que les États-Unis ne renonceront ni au multilatéralisme ni au libre-échange. « Nous pouvons discuter, nous pouvons avoir des points de vue différents, mais nous sommes dans le même monde et dans le même bateau », a-t-il déclaré à la presse.
Source : Reuters

Les ministres des Finances des 7 nations les plus riches de la planète ont prié hier les États-Unis de ne pas rompre avec la longue dynamique en faveur de l'effacement du protectionnisme ni avec celle de la régulation économique, auxquelles s'oppose Donald Trump.Réunis à Bari (Italie), grands argentiers et banquiers centraux se sont penchés sur les dossiers des inégalités, de la taxation internationale et de la lutte contre le financement du terrorisme. Mais cet agenda a été bousculé par la position de Donald Trump qui entend revenir sur cet effacement du protectionnisme. « Nous avons besoin d'États-Unis forts, capables de conduire l'économie et la politique mondiales », a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lorsqu'il a été interrogé sur la teneur du message qu'il entendait adresser à...
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