Plusieurs collectifs de la société civile ont tenu vendredi une conférence de presse afin d'annoncer l'union de leurs efforts en vue d'un sit-in qu'ils prévoient de tenir dimanche, à la veille d'une éventuelle séance du Parlement qui pourrait paver la voie à une nouvelle prorogation du mandat des députés.
"Nous sommes réunis aujourd'hui pour annoncer la création d'un front uni formé de groupes, collectifs civils et partis qui ne font pas partie de la classe dirigeante et qui s'opposent à la folie confessionnelle et aux atteintes portées à la Constitution par cette classe", peut-on lire dans le communiqué que ces groupes ont publié.
"Nous ferons face à toute tentative de prorogation ou de retour à la loi injuste de 1960, ou même au vote d'une loi qui consacre le confessionnalisme en violation de la Constitution", ont prévenu ces collectifs.
Les législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin risque de ne pas se tenir. La loi actuelle, dite de 1960, est fondée sur le mode majoritaire plurinominal, un système critiqué officiellement par la plupart des formations politiques qui n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau texte. Le chef du Législatif, Nabih Berry a fixé au 15 mai prochain une séance parlementaire consacrée au vote d'une prorogation du mandat de la Chambre, qui s'achève le 20 juin. Mais M. Berry a récemment fait savoir qu'il comptait reporter cette séance.
La Chambre a déjà prorogé son propre mandat par deux fois, en 2013 et en 2014.
Les collectifs ont dans ce contexte appelé à tenir un sit-in dimanche à 11h, devant le siège du Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, du côté de la rue Weygand. Ils ont prévenu qu'ils tiendraient le même sit-in tous les dimanche, "jusqu'à satisfaction de leurs demandes".
Parmi les signataires du communiqué, figurent les collectifs "Vous Puez!", "Nous réclamons des comptes", le parti des Verts, ou encore "Le changement arrive".
Ces collectifs civils ont appelé à adopter la proportionnelle avec de larges circonscriptions pour les prochaines législatives.
"Nous sommes réunis aujourd'hui pour annoncer la création d'un front uni formé de groupes, collectifs civils et partis qui ne font pas partie de la classe dirigeante et qui s'opposent à la folie confessionnelle et aux atteintes portées à la Constitution par cette classe", peut-on lire dans le communiqué que ces groupes ont publié.
"Nous ferons face à toute tentative de prorogation ou de retour à la loi injuste de 1960, ou même au vote d'une loi qui consacre le confessionnalisme en violation de la Constitution",...


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