Le président des Kataëb, Samy Gemayel, a donné une conférence de presse lundi au cours de laquelle il a dénoncé la manière avec laquelle le gouvernement libanais gère le dossier de l'électricité et celui de la loi électorale.
"La question de l'électricité pose un énorme problème à l'économie libanaise et nous, en tant qu'opposition, nous n'accepterons pas que ce dossier soit utilisé pour des règlements de comptes entre les parties au sein du gouvernement, a déclaré M. Gemayel. Nous avons un problème avec le principe de la location des navires-centrales. L’État libanais veut louer des navires-centrales d'une valeur d'un milliard et 800 millions de dollars pour cinq ans et nous, nous pensons que nous pouvons acheter ces centrales-navires à un moindre coût".
"Il est honteux que l’État libanais jette de l'argent de cette manière au moment où nous avons besoin de cet argent, a ajouté M. Gemayel. Il est mondialement connu qu'un mégawatt coûte un million de dollars. Les 800 mégawatts que nous espérons obtenir grâce à ces bateaux devraient donc coûter 800 millions de dollars. On y ajoute le coût du bateau qui est de 300 millions de dollars. Pourquoi sommes nous en train de payer un milliard et 800 millions de dollars plutôt que une milliard et 100 millions de dollars ?"
Les adjudications pour les navires-centrales destinés à produire du courant électrique au Liban ont été présentées lundi devant une commission chargée de les évaluer. M. Gemayel a toutefois rappelé que l’État a choisi la société avec laquelle il veut traiter avant même de lancer son appel d'offre, affirmant que le nom de la société était déjà inscrit sur les documents du gouvernement. Il a également remis en cause l'intégrité de la société en question. "Nous avons demandé il y a plusieurs jours la formation d'une commission d'enquête parlementaire afin qu'elle mène l'enquête au sujet de ce dossier et qu'elle détermine où va l'argent de l’État libanais", a-t-il indiqué.
M. Gemayel a ensuite abordé la question des élections législatives. "Le peuple libanais a le droit de décider de son sort avec une loi électorale juste, a-t-il déclaré. Le peuple libanais mérite que la prorogation cesse au Liban. Tenir des élections sur la base de la loi de 1960 c'est une prorogation. Le vide est aussi une prorogation", a martelé M.Gemayel.
Et d'ajouter : "Aujourd'hui, nous réclamons l'adoption d'une loi juste avec des critères clairs et corrects. Nous voulons que les élections aient lieu sur la base d'une loi qui permette au peuple libanais de réclamer des comptes à ses dirigeants et non une loi qui l'empêche de le faire. Pour cette raison, nous continuerons à mettre la pression surtout qu'il est évident que le pouvoir politique traîne. Lors du mois accordé par le président de la République aux parties pour qu'elles s'accordent sur une nouvelle loi électorale, personne n'a rien fait et ce n'est que cinq jours avant le délai accordé par le chef de l'Etat que le comité chargé du suivi de la loi électorale se réunira. C'est de l'irrespect envers les gens. En cinq mois, vous n'avez rien fait!".
Les prochaines législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin risque de ne pas se tenir. La loi actuelle est fondée sur le mode majoritaire plurinominal, un système critiqué officiellement par la plupart des formations politiques qui n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau texte. Le président de la Chambre, Nabih Berry, a fixé au 15 mai prochain une séance parlementaire consacrée au vote d'une prorogation de la législature, qui s'achève le 20 mai. La Chambre a déjà prorogé son propre mandat par deux fois, en 2013 et en 2014.
"La question de l'électricité pose un énorme problème à l'économie libanaise et nous, en tant qu'opposition, nous n'accepterons pas que ce dossier soit utilisé pour des règlements de comptes entre les parties au sein du gouvernement, a déclaré M. Gemayel. Nous avons un problème avec le principe de la location des navires-centrales. L’État libanais veut louer des navires-centrales d'une valeur d'un milliard et 800 millions de dollars pour cinq ans et nous, nous pensons que nous pouvons acheter ces centrales-navires à un moindre coût".
"Il est honteux que l’État libanais jette de...


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