Ghazi Aridi en compagnie du mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane. Photo ANI
Ghazi Aridi prône un accord sur une loi électorale favorisant l'application de Taëf
« Il faut nous entendre sur une nouvelle loi électorale qui introduirait un changement qualitatif de notre vie politique, aboutissant à l'application de l'accord de Taëf tel quel », a affirmé hier le député du bloc parlementaire du Rassemblement démocratique, Ghazi Aridi, au terme d'une visite au mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, à Dar al-Fatwa.
« Choisir dans cet accord les seuls points et thèmes qui nous conviennent aboutirait à le saboter et à attiser les dissensions confessionnelles », a averti M. Aridi, affirmant que « le moment est inopportun pour une promotion des modifications constitutionnelles, qui entraveraient la stabilité et la cohésion nationales et politiques ».
Le député du bloc du Rassemblement démocratique a en outre assuré que le Parti socialiste progressiste (dont il relève) est « contre la prorogation, contre le vide et contre la loi de 1960 », soulignant toutefois que « si un accord sur une nouvelle loi électorale n'est pas adopté, il faudra tenir les élections selon la loi de 1960 ».
Ali Hassan Khalil insiste sur l'importance de la liberté de la presse
Lors du dîner annuel organisé hier par le Club de la presse à l'occasion de la Journée nationale de la liberté de la presse, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a mis l'accent sur l'importance de la liberté de la presse et les moyens de la sauvegarder, faisant assumer tant à l'État qu'aux médias la responsabilité d'une presse libre.
« Il faut que l'État assure les éléments qui éviteraient aux journalistes de chercher à complaire par souci de subsistance », a affirmé M. Hassan Khalil, soulignant que « la liberté de la presse implique que chaque personne du métier jouisse d'une certaine sécurité matérielle, morale et politique dans le cadre de sa fonction, et que lui soit reconnu le droit à la critique et à la réclamation de comptes, de sorte que les médias constituent un véritable quatrième pouvoir ».
« Je sais que dans ce secteur, les problèmes sont nombreux », a enchaîné le ministre des Finances, affirmant qu'avec Melhem Riachi, ministre de l'Information, il cherche à apporter un changement, alors que, a-t-il relevé, « les moyens sont limités ».
M. Hassan Khalil a par ailleurs exhorté les médias à « remplir leur mission en clarifiant les faits rapportés et en procurant une image vraie de la nature de nos crises afin que celles-ci puissent être résolues ». « Si les médias n'œuvrent pas de manière responsable, les dirigeants ne seront pas en mesure de rectifier leur action et réviser les fautes qu'ils peuvent commettre », a ajouté le ministre des Finances.
Les Kataëb lancent la campagne « Au nom du changement »
Le parti Kataëb a lancé hier une campagne intitulée « Au nom du changement » pour presser le gouvernement d'adopter une nouvelle loi électorale et la transmettre au Parlement. La campagne s'est manifestée sur les réseaux sociaux, ainsi que dans les rues et sur les places publiques dans différentes localités. « Une loi nouvelle, des figures nouvelles, une politique nouvelle, un pays nouveau #Au nom_du Changement », a écrit le chef des Kataëb, Samy Gemayel, sur son compte Twitter.
Rifi appelle le monde arabe à soutenir les Palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes
L'ancien ministre de la Justice Achraf Rifi a exprimé hier, dans un communiqué, sa « solidarité totale vis-à-vis des prisonniers et du peuple palestiniens dans leur lutte pour l'instauration de la Palestine », appelant le Liban et le monde arabe à « appuyer la cause des détenus et leur droit à la liberté ». « Le silence qui entoure la question des prisonniers palestiniens en Israël est un silence honteux », a poursuivi M. Rifi, qui a fait assumer à la communauté internationale « la responsabilité de la sécurité de ces détenus et des conséquences catastrophiques de la politique israélienne », soulignant que « la stabilité de la région dépend de la reconnaissance du droit des Palestiniens à créer un État indépendant ».
Loi électorale: le RPR veut remplacer les « non » par un « oui »
À l'issue de sa réunion hebdomadaire, le Rassemblement pour la République, présidé par l'ancien président de la République Michel Sleiman, a appelé hier toutes les forces politiques à « échanger les "non" et les veto contre un "oui" au respect de la Constitution et de l'accord de Taëf, un "oui" à la tenue d'élections selon un scrutin proportionnel équitable, qui respecte les critères et donne à chacun sa véritable représentativité au Parlement ». Le Rassemblement estime que ces éléments correspondent au projet de loi basé sur la proportionnelle qui avait été présenté en 2012, lors du mandat de Michel Sleiman.


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