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Yémen: l'autorité du président Hadi ouvertement contestée dans le Sud

Des milliers de Yéménites sudistes ont ouvertement contesté jeudi à Aden l'autorité du président Abd Rabbo Mansour Hadi, en appelant le gouverneur limogé de la province à former une direction politique pour "représenter le Sud", alors que le pays est déchiré par la guerre.

Jusqu'en 1990, le Yémen du sud constituait un Etat indépendant du reste du pays.
Jeudi, des milliers de manifestants, venus de plusieurs villes du Sud, ont apporté un soutien sans équivoque à Aidarous Zoubeïdi, gouverneur de la province d'Aden limogé le 27 avril, et au ministre d'Etat Hani ben Breik qui a été également démis de ses fonctions.

Dans un communiqué, les protestataires ont donné mandat à M. Zoubeïdi pour former une "direction politique nationale afin d'administrer et de représenter le Sud", et de "prendre toutes les décisions" pertinentes.

MM. Zoubeïdi et Ben Breik, réputés proches des autonomistes sudistes et des Emirats arabes unis, piliers d'une coalition militaire arabe au Yémen, ont contesté la décision du président Hadi de les démettre.

Ces deux personnalités ont joué un rôle de premier plan dans la sécurisation d'Aden, la grande ville du Sud déclarée capitale provisoire du Yémen.
Ils ont mobilisé pour cela leurs partisans, qui se recrutent parmi les autonomistes sudistes ayant étroitement travaillé avec les troupes des Emirats arabes unis pour combattre les groupes jihadistes qui faisaient la loi dans la ville et la province jusqu'à l'année dernière.

Depuis la contestation en 2011 ayant renversé l'ex-président Ali Abdallah Saleh, le Yémen a été plongée dans une crise qui a dégénéré en guerre en 2014 avec la conquête de la capitale Sanaa et de vastes régions par les rebelles Houthis.

En mars 2015, l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition militaire arabe pour tenter de repousser ces rebelles et rétablir l'autorité du président Hadi. Les forces progouvernementales, aidées par l'Arabie et les Emirats, ont réussi à reconquérir seulement cinq provinces du Sud.
Les rebelles houthis sont issus de l'importante minorité zaïdite, alliés à des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président déchu Saleh et accusés de liens avec l'Iran.

Des milliers de Yéménites sudistes ont ouvertement contesté jeudi à Aden l'autorité du président Abd Rabbo Mansour Hadi, en appelant le gouverneur limogé de la province à former une direction politique pour "représenter le Sud", alors que le pays est déchiré par la guerre.
Jusqu'en 1990, le Yémen du sud constituait un Etat indépendant du reste du pays.Jeudi, des milliers de manifestants, venus de plusieurs villes du Sud, ont apporté un soutien sans équivoque à Aidarous Zoubeïdi, gouverneur de la province d'Aden limogé le 27 avril, et au ministre d'Etat Hani ben Breik qui a été également démis de ses fonctions.
Dans un communiqué, les protestataires ont donné mandat à M. Zoubeïdi pour former une "direction politique nationale afin d'administrer et de représenter le Sud", et de "prendre toutes les décisions"...