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France: les policiers en "colère" interpellent les candidats à la présidentielle

Plusieurs milliers de policiers français ont appelé mercredi les deux candidats finalistes de la présidentielle à entendre leur "colère" face à la dégradation de leurs conditions de travail, en défilant à Paris jusqu'aux Champs-Elysées où l'un des leurs a été assassiné jeudi soir.

Cette marche a été organisée au lendemain d'un hommage national rendu au policier tué par un homme se revendiquant du groupe État islamique, et en plein entre-deux-tours de l'élection présidentielle.
Xavier Jugelé, 37 ans, a été le cinquième policier tué dans une attaque islamiste depuis début 2015. Il a été atteint de deux balles à la tête par Karim Cheurfi, qui a blessé deux autres agents ainsi qu'une Allemande, avant d'être tué à son tour.

Aux cris de "Policiers attaqués, société en danger" ou encore "Rythme infernal, besoin d'une vie sociale", les manifestants ont rendu hommage à "Xavier et à tous (leurs) collègues lâchement assassinés dans la guerre contre Daech", l'acronyme arabe de l'organisation jihadiste Etat islamique. En tête de cortège, une banderole noire en lettres blanches annonçait "Policiers en deuil".

Selon Unité-SGP FO, le deuxième syndicat de gardiens de la paix, organisateur de la marche, 10.000 policiers ont répondu à l'appel.
Le secrétaire général du syndicat, Yves Lefebvre, a interpellé les deux candidats qui se sont qualifiés dimanche dernier pour le second tour de la présidentielle (le 7 mai), le centriste Emmanuel Macron et la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen.
"M. Macron et Mme Le Pen, cette colère vous devez l'écouter", a-t-il lancé.

Lors de l'hommage mardi au policier tué, en présence des deux candidats, le président François Hollande avait demandé aux "élus de demain" de donner aux forces de l'ordre les moyens "nécessaires" pour assurer la protection des Français.

Après une violente attaque contre quatre agents en région parisienne en octobre, une fronde inédite avait éclaté au sein des policiers.
Le gouvernement a depuis annoncé une enveloppe de 250 millions d'euros, notamment pour de nouveaux matériels et véhicules, et a assoupli les conditions dans lesquelles les policiers peuvent faire usage de leur arme.

Plusieurs milliers de policiers français ont appelé mercredi les deux candidats finalistes de la présidentielle à entendre leur "colère" face à la dégradation de leurs conditions de travail, en défilant à Paris jusqu'aux Champs-Elysées où l'un des leurs a été assassiné jeudi soir.
Cette marche a été organisée au lendemain d'un hommage national rendu au policier tué par un homme se revendiquant du groupe État islamique, et en plein entre-deux-tours de l'élection présidentielle.Xavier Jugelé, 37 ans, a été le cinquième policier tué dans une attaque islamiste depuis début 2015. Il a été atteint de deux balles à la tête par Karim Cheurfi, qui a blessé deux autres agents ainsi qu'une Allemande, avant d'être tué à son tour.
Aux cris de "Policiers attaqués, société en danger" ou encore "Rythme infernal,...