Des scientifiques américains manifestent ce samedi à Washington pour dénoncer les coupes financières souhaitées par Donald Trump dans les budgets de la recherche et les "faits alternatifs" et autres remises en cause de la science dont ils accusent la nouvelle administration américaine.
Cette manifestation, sans précédent, coïncide avec la Journée de la terre. D'autres Marches pour les sciences sont organisées à travers le monde, comme en Australie, en France ou au Brésil, et dans d'autres villes des Etats-Unis.
"La science n'est pas démocrate ou républicaine, libérale ou conservatrice", souligne le réseau à l'origine de la manifestation de Washington, insistant sur le caractère apolitique de la démarche.
"Il nous est récemment apparu qu'il était temps de prendre la parole", a expliqué Rush Holt, directeur de l'Association américaine pour l'avancement des sciences, et ancien élu démocrate, lors d'une conférence de presse.
"Je ne dirais pas que c'est fondamentalement à cause de Donald Trump, mais il ne fait aucun doute que des inquiétudes sont apparues ces derniers mois sur toutes sortes de sujets", a ajouté ce spécialiste de physique nucléaire.
Parmi les sujets qui inquiètent la communauté scientifique américaine, le projet de Trump de réduire les budgets des agences fédérales intervenant dans le champ scientifique, comme l'Agence de protection de l'environnement (EPA) dont le président américain veut réduire de 31% la dotation financière dans le budget 2018.
Sa remise en cause du changement climatique, que Trump a présenté comme une invention des Chinois visant à nuire à la compétitivité des entreprises américaines, inquiète aussi les scientifiques au moment où la Maison blanche réfléchit à la nécessité de maintenir ou non les Etats-Unis dans l'Accord de Paris sur le climat.
Plus globalement, les chercheurs américains dénoncent ce qu'ils voient comme un scepticisme croissant dans la classe politique et d'autres catégories de la société à l'égard des sciences qui se manifeste aussi sur des sujets comme les organismes génétiquement modifiés, l'évolution ou les vaccinations.
"C'est vraiment l'éternel débat entre les conceptions rationnelle et irrationnelle de l'univers", observe Elias Zerhouni, ancien directeur des Instituts nationaux de la santé.
En France, ses organisateurs notent que "la Marche pour les Sciences, initiée au Etats-Unis en réponse aux multiples positions antisciences du nouveau président des Etats-Unis, a pour objectif de défendre l'indépendance et la liberté des sciences. En France, la question du changement climatique, pourtant essentielle à l'échelle de la planète, est trop peu présente dans les débats de la campagne présidentielle."
Cette manifestation, sans précédent, coïncide avec la Journée de la terre. D'autres Marches pour les sciences sont organisées à travers le monde, comme en Australie, en France ou au Brésil, et dans d'autres villes des Etats-Unis.
"La science n'est pas démocrate ou républicaine, libérale ou conservatrice", souligne le réseau à l'origine de la manifestation de Washington, insistant sur le caractère apolitique de la démarche.
"Il nous est récemment apparu qu'il était temps de prendre la parole", a expliqué Rush Holt, directeur de...


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