Les onze candidats à l'élection présidentielle ont unanimement condamné sur France 2 l'attentat jihadiste commis jeudi soir sur les Champs-Elysées qui a provoqué la mort d'un policier et gravement blessé deux autres.
Le dernier round télévisé des onze candidats, perturbée par l'annonce de l'attaque, a vu sa conclusion être presque entièrement dédiée par une condamnation unanime des candidats, Jean-Luc Mélenchon partageant une "pensée émue" pour la famille du policier tué et appelant à "ne pas céder à la panique", quand François Fillon estimait qu'il "n'y avait pas lieu" de poursuivre la campagne.
"Dans le contexte que nous vivons, il n'y a pas lieu de poursuivre ce soir et demain une campagne électorale", a dit le candidat de la droite, souhaitant par ce geste exprimer la "solidarité avec une population française de plus en plus inquiète".
L'ancien Premier ministre avait annoncé un peu plus tôt dans la soirée qu'il annulait son déplacement à Chamonix programmé vendredi, tout comme Marine Le Pen qui avait prévu de se rendre dans un refuge pour animaux à Montceau-les-Mines.
Saluant les forces de l'ordre "qui risquent chaque jour leur vie pour notre liberté", Nicolas Dupont-Aignan a estimé que "le meilleur hommage", c'était "que l'on puisse agir contre les barbares qui menacent notre survie".
La candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a qualifié "d'acte abject" cet attentat et exprimé sa "solidarité" avec les victimes tout en rejetant la responsabilité sur le gouvernement qu'elle accuse "d'alimenter le terrorisme".
Evoquant un "cauchemar", Marine Le Pen a rendu hommage aux forces de l'ordre qui "paient un lourd tribut à la lutte contre le fondamentalisme islamiste".
Benoît Hamon a appelé à se montrer "implacable face à ces forces-là".
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En conclusion sur France 2, condamnation unanime des candidats après l'attentat de Paris
AFP / le 21 avril 2017 à 02h05


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