Le Fonds monétaire international (FMI) a revu mardi à la hausse, à 1,7%, sa prévision de croissance en 2017 dans la zone euro, mais juge son potentiel freiné par "l'incertitude politique" liée aux élections en France et en Allemagne, ainsi qu'au Brexit.
Ce chiffre est en hausse de 0,1 point par rapport à la précédente prévision de l'institution, publiée en janvier. La perspective pour 2018 reste quant à elle inchangée, à 1,6%.
La reprise dans la zone euro, qualifiée de "modeste", devrait selon le FMI être favorisée en 2017 et 2018 par quatre facteurs: "une politique budgétaire légèrement expansionniste, des conditions financières accommodantes, un euro plus faible et les retombées bénéfiques d'une relance budgétaire probable aux États-Unis".
Mais "l'incertitude politique due à l'approche d'élections" ainsi que "l'incertitude relative à la relation future entre l'Union européenne et le Royaume-Uni" vont à l'inverse "peser sur l'activité", selon le FMI.
Le Royaume-Uni a officiellement déclenché fin mars son processus de sortie de l'Union européenne, donnant le coup d'envoi à deux années de négociations à l'issue incertaine.
L'incertitude est d'autant plus grande que la Première ministre britannique, Theresa May, a proposé mardi des élections législatives anticipées, le 8 juin prochain, un scrutin inattendu qui n'a bien sûr pas pu être pris en compte par le FMI dans le calcul de ses prévisions.
Dans le même temps, la France s'apprête à élire, en mai, un nouveau président, un scrutin au résultat plus indécis que jamais, qui sera suivi en juin par des élections législatives.
Des élections législatives sont par ailleurs prévues en septembre en Allemagne, principale puissance économique de la zone euro.
Enfin, l'Italie doit elle aussi organiser des élections législatives, au plus tard en février 2018, mais certains partis réclament des élections anticipées.
A moyen terme, les perspectives de la zone euro "restent moroses", selon le FMI, en raison d'"une productivité faible" et d'une "évolution démographique défavorable", mais aussi, dans certains pays, "des problèmes non résolus de surendettement public et privé, avec des prêts improductifs élevés".
Ce chiffre est en hausse de 0,1 point par rapport à la précédente prévision de l'institution, publiée en janvier. La perspective pour 2018 reste quant à elle inchangée, à 1,6%.
La reprise dans la zone euro, qualifiée de "modeste", devrait selon le FMI être favorisée en 2017 et 2018 par quatre facteurs: "une politique budgétaire légèrement expansionniste, des conditions financières accommodantes, un euro plus faible et les retombées bénéfiques d'une relance budgétaire probable aux États-Unis".Mais "l'incertitude politique due à l'approche d'élections" ainsi...


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