Loi électorale

Pour le PSP, il y a de « l’apartheid » dans la formule de l’habilitation

Au lendemain du report de la séance parlementaire initialement prévue hier pour voter une proposition de proroger le mandat de la Chambre pour la troisième fois, on reparle d'une réforme fondée sur un scrutin à deux tours.
Ce texte stipule l'habilitation à la majoritaire des candidats par leurs communautés respectives au niveau du caza, dans un premier tour. Puis la proportionnelle est appliquée au second tour au niveau des mohafazats. Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a exprimé son opposition à cette formule, estimant qu'elle annule le partenariat.
Interrogé à ce sujet par L'Orient-Le Jour, Zafer Nasser, cadre du PSP, fait valoir que « toute loi portant atteinte au partenariat empêcherait l'établissement d'une équation politique saine ». Évoquant la formule de l'habilitation, M. Nasser lance une forte critique : « Entre les lignes de cette proposition, je ne peux que lire de l'apartheid (le système de ségrégation raciale en vigueur en Afrique du Sud jusqu'en 1994), dans la mesure où certains citoyens seraient privés de leur droit de vote pour des considérations confessionnelles. »
Face à cette situation complexe, quelle est la meilleure solution ? Pour le cadre joumblattiste, la réponse est simple : « Une formule à même de satisfaire tout le monde, sachant que la formule mixte pourrait préserver le pluralisme. »


Au lendemain du report de la séance parlementaire initialement prévue hier pour voter une proposition de proroger le mandat de la Chambre pour la troisième fois, on reparle d'une réforme fondée sur un scrutin à deux tours.
Ce texte stipule l'habilitation à la majoritaire des candidats par leurs communautés respectives au niveau du caza, dans un premier tour. Puis la...

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