Connaître les tendances mondiales pour faire son choix de carrière - Nour BRAIDY

LE MARCHÉ DU TRAVAIL

Connaître les tendances mondiales pour faire son choix de carrière

Pour Sami Nader, le secteur des nouvelles technologies offre d’importantes opportunités d’emploi aux jeunes.

Sami Nader, économiste et directeur du Levant Institute for Strategic Affairs (LISA), décrit pour « L'Orient-Le Jour » le marché de l'emploi au Liban et donne ses conseils aux jeunes.

13/04/2017

Lorsqu'un jeune fait son choix de carrière, il pose d'une certaine manière les jalons de son avenir. Mais pour faire ce choix, il doit prendre en considération les évolutions mondiales. Il s'agit de connaître le marché de l'emploi au Liban mais aussi, et surtout, les tendances dans le monde. C'est ce qu'explique Sami Nader à L'Orient-Le Jour.

Le marché de l'emploi
« Nous n'avons ni statistiques ni indices sur le taux de chômage ou sur le taux d'emploi, et c'est là un grand problème au Liban, affirme M. Nader. Mais si je devais décrire le marché de l'emploi, je dirais qu'il y a une inadéquation évidente entre l'offre et la demande. Pourtant, il y a des demandes dans certains secteurs qui ne trouvent pas une offre adéquate», ajoute-t-il. L'économiste cite à titre d'exemple « les filières techniques et celles relatives aux nouvelles technologies ». Il note en outre que certains métiers trouvent de moins en moins de pourvoyeurs de service, comme la plomberie ou la menuiserie.

Si le marché de l'emploi local a ses faiblesses, l'expert relève que les jeunes doivent mettre les bouchées doubles et renforcer, à titre d'exemple, leurs capacités linguistiques ainsi que leurs capacités à travailler en équipe. «En discutant avec les employeurs, j'ai réalisé que ces derniers sont à la recherche de personnes écrivant et parlant couramment certaines langues, surtout l'anglais et l'arabe. Il y a une déficience à ce niveau. Outre les capacités linguistiques et les diplômes, les employeurs sont de plus en plus à la recherche de candidats qui peuvent prouver leur capacité à travailler en groupe », ajoute-t-il.

De plus, Sami Nader note que « certains jeunes étudiants ne sont pas prêts à travailler en deçà d'un certain salaire ». « Les étudiants ont leurs conditions pour accepter un nouvel emploi », dit-il. L'économiste déplore également l'existence de « barrières culturelles » relatives à la pratique de certains métiers, tels que celui de serveur.

Les filières à conseiller
Concernant les filières, le directeur de LISA conseille aux étudiants de prendre en considération les tendances mondiales pour faire leur choix.
Selon lui, les grandes tendances actuelles sont claires. « Tout ce qui a trait aux nouvelles technologies est tendance aujourd'hui », explique M. Nader. Ainsi, il conseille aux jeunes de se diriger vers « les télécommunications, l'informatique et ce qui en découle : la sécurité informatique, le design, le web design... ».

L'autre tendance que souligne l'économiste est celle relative aux ressources alimentaires. « Nous allons vers un monde qui aura besoin de 30 % de plus de nourriture, 40 % de plus d'eau et 50 % de plus d'énergie. Donc les jeunes doivent se tourner vers les métiers relatifs aux énergies alternatives et tout ce qui tombe sous le chapitre de l'optimisation de l'usage de l'eau et de l'agriculture. De plus, tout le monde veut aujourd'hui manger sain et ce désir de "healthy life" crée des opportunités inouïes », poursuit-il.
Pour Sami Nader, l'urbanisation a aussi fait naître de nouvelles opportunités. « De plus en plus de gens vivent dans les villes, donc tous les métiers qui ont rapport au fonctionnement des villes et des services qui doivent aller de pair avec cette urbanisation sont intéressants à pratiquer aujourd'hui », note-t-il.

Est-ce que les métiers proposés peuvent réellement être exercés au Liban ? L'économiste répond par l'affirmative : « Ce sont des vagues qui vont nous emporter tôt ou tard. Les universités doivent rejoindre ces tendances et cesser d'être focalisées sur les métiers traditionnels, qui étaient en vogue ou nécessaires il y a 50 ans», dit-il, avant de souligner que «certaines universités font aujourd'hui des efforts à ce niveau ».

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué