Si la déclaration ne mentionne pas directement le président américain, Donald Trump, son contenu ne laisse guère de doute sur l’origine du « danger » protectionniste. Mandel Ngan/AFP
Les responsables du FMI, de l'OMC et de l'OCDE et l'Allemagne ont promis hier de lutter contre le protectionnisme. « Les chiffres de croissance décevants du commerce mondial et le danger de tendances protectionnistes croissantes constituent pour nous une incitation claire à soutenir encore plus le système commercial international », soulignent les responsables de trois des plus grandes organisations économiques mondiales, dans une déclaration publiée à Berlin à l'occasion d'une rencontre avec la chancelière, Angela Merkel.
Si la déclaration ne mentionne pas directement le président américain, Donald Trump, sa teneur ne laisse guère de doute sur l'origine du « danger » protectionniste principal qu'elle mentionne. Durant toute sa campagne, le magnat de l'immobilier a martelé, avec de forts accents protectionnistes, sa conviction que les États-Unis avaient été les grands perdants des accords commerciaux des décennies écoulées. Peu après son arrivée au pouvoir, il a exigé la renégociation de l'Accord de libre échange nord-américain (Alena) qui réunit depuis 1994 les États-Unis, le Canada et le Mexique. Et Donald Trump vient de demander à son administration de désigner les pays responsables du déficit commercial américain. Un avertissement adressé en premier lieu à la Chine, mais qui concerne aussi l'Allemagne.
L'Allemagne, dont l'économie dépend fortement de ses exportations, est particulièrement inquiète de la politique esquissée par le gouvernement américain et du risque en particulier de voir des taxes douanières être instaurées aux États-Unis. « Le commerce international et des marchés ouverts sont nécessaires » à la croissance économique et à l'emploi, souligne la déclaration de Berlin. Elle prend aussi ostensiblement la défense de l'OMC, qui est « d'une importance décisive. »
Source : AFP

