Le Conseil de sécurité des Nations unies va se réunir d'urgence vendredi à 11H30 (15H30 GMT) pour débattre de la frappe punitive menée jeudi par les Etats-Unis contre le régime syrien, trois jours après une attaque chimique imputée par les pays occidentaux à l'armée de Bachar el-Assad.
La Russie, principal soutien au régime syrien avec l'Iran, a demandé cette réunion après avoir qualifié la frappe américaine "d'agression contre un Etat souverain".
Le président américain Donald Trump a ordonné jeudi de tirer une soixantaine de missiles contre une base aérienne syrienne, après l'attaque chimique présumée contre une zone rebelle, qui a tué au moins 86 personnes et a choqué le monde.
Les 15 pays membres du Conseil de sécurité se sont déjà réunis jeudi soir à propos de cette attaque mais ne sont pas parvenus à s'entendre pour la condamner et lancer une enquête.
Ils se réuniront à nouveau vendredi et entendront des représentants de l'armée américaine sur la frappe punitive, a indiqué la mission américaine à l'ONU. Les Etats-Unis occupent la présidence tournante du Conseil au mois d'avril.
L'ambassadeur adjoint de la Russie à l'ONU Vladimir Safronkov avait averti jeudi les Etats-Unis de "conséquences négatives" en cas d'intervention militaire en Syrie, qualifiant cette dernière "d'entreprise tragique et douteuse".
"Regardez l'Irak, regardez la Libye", avait-il dit en référence aux interventions de pays occidentaux dans ces pays qui ont conduit à des années de chaos.
Au moins 27 enfants sont morts dans l'attaque contre Khan Cheikhoun, petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes située dans le nord-ouest de la Syrie.
Les premières analyses effectuées sur les victimes suggèrent qu'elles ont été exposées à du gaz sarin, un puissant agent neurotoxique, a déclaré jeudi le ministère turc de la Santé.
La Russie, principal soutien au régime syrien avec l'Iran, a demandé cette réunion après avoir qualifié la frappe américaine "d'agression contre un Etat souverain".Le président américain Donald Trump a ordonné jeudi de tirer une soixantaine de missiles contre une base aérienne syrienne, après l'attaque chimique présumée contre une zone rebelle, qui a tué au moins 86 personnes et a choqué le monde.
Les 15 pays membres du Conseil de sécurité se sont déjà réunis jeudi soir à propos de cette attaque mais ne sont pas parvenus...


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