L'organisation séparatiste basque espagnole ETA, qui a annoncé son "désarmement total" pour samedi, a déjà "remis les armes" à des représentants de la société civile en France, a indiqué vendredi l'un d'entre eux à l'AFP.
"Depuis l'an dernier, nous avons la responsabilité politique et technique du désarmement d'ETA, c'est chose faite", a affirmé à l'AFP le militant écologiste basque français "Txetx" Etcheverry.
"ETA a remis les armes à la société civile. Elles sont sur le sol français", a-t-il affirmé, confirmant une déclaration d'ETA adressée dans la nuit de jeudi à vendredi à la radio-télévision britannique BBC expliquant que l'organisation était désormais "désarmée".
M. Etcheverry n'a pas précisé les modalités de ce désarmement qui "doivent rester confidentielles", ni "le devenir de l'arsenal" qui, selon des experts de la lutte anti-terroriste, comprend environ 130 armes de poing et deux tonnes d'explosifs.
"A partir de demain (samedi) des experts vont procéder à une série de vérifications", s'est-il contenté de déclarer, faisant allusion à la Commission internationale de vérification, une structure non-reconnue par Madrid et Paris, qui œuvre pour la fin du conflit au Pays Basque et comprend notamment un ex-secrétaire général d'Interpol, le Britannique Raymond Kendall.
Les services de police et de gendarmerie, ainsi que des spécialistes du déminage, sous l'autorité du Parquet anti-terroriste à Paris, compétent pour la saisie de ces armes, sont mobilisés au Pays Basque français et "prêts à intervenir", selon des sources proches du dossier.
Samedi, un rassemblement doit se tenir à Bayonne, au Pays Basque français (sud-ouest), pour célébrer la "Journée du désarmement".
"Le désarmement, ce n'est pas la paix", a cependant souligné M. Etcheverry. "Il faut que les gouvernements français et espagnol aident à résoudre toutes les conséquences du conflit, à réparer le mal fait à toutes les victimes, à régler la question des prisonniers et des exilés afin de poser les bases d'un nouveau vivre ensemble en Pays Basque".
ETA (Euskadi Ta Askatasuna, Pays Basque et Liberté), née en 1959 dans la lutte contre le franquisme, a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après plus de 40 ans de violences au nom de l'indépendance du Pays Basque et de la Navarre et 829 morts attribués au mouvement clandestin.
M. Etcheverry n'a pas précisé les modalités de ce désarmement qui "doivent rester confidentielles", ni "le devenir de l'arsenal" qui,...


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