Une centaine de ressortissants néerlandais d'origine turque, dont certains seraient liés au mouvement d'opposition de Fethullah Gülen, sont bloqués en Turquie où ils séjournaient, a déclaré jeudi le ministère néerlandais des Affaires étrangères.
Les autorités turques ciblent depuis plusieurs années le mouvement du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, qu'elles accusent de comploter contre le pouvoir en place.
La répression contre les gulénistes s'est considérablement renforcée depuis le putsch manqué de juillet 2016.
"Les raisons pour lesquelles ils sont retenus sont très diverses mais il semble que certains d'entre eux aient des liens avec le mouvement guléniste", a déclaré une porte-parole du ministère néerlandais. Tous possèdent la double nationalité.
"Nous sommes prêts à aider ces gens qui cherchent activement de l'assistance", a encore indiqué le ministère. "Il semble que d'autres pays aient des problèmes similaires avec la Turquie."
L'Autriche et la Suisse ont signalé que certains de leurs ressortissants d'origine turque avaient été empêchés de quitter la Turquie à l'issue de séjours dans le pays.
Ces incidents interviennent dans un contexte de forte tension créé par la perspective du référendum du 16 avril sur une réforme constitutionnelle octroyant davantage de pouvoirs au chef de l'Etat.
Le président Recep Tayyip Erdogan table notamment sur le soutien d'une partie de la diaspora turque en Europe.
A dix jours du vote, les derniers sondages suggèrent que le pouvoir pourrait obtenir l'approbation de sa réforme.
L'institut Gezici, qui a tendance à surestimer les votes en faveur de l'opposition, a placé pour la première fois le "oui" en tête des intentions de vote, avec 53,3%, dans une enquête parue début avril.
"Le nationalisme s'est développé en Turquie depuis le 15 juillet et l'opposition reste faible", note Murat Gezici, fondateur de l'institut, dans un communiqué.
Les adversaires d'Ergodan craignent que le régime ne bascule de plus en plus vers l'autoritarisme.
Le chef de l'Etat, qui a accusé pendant la campagne l'Allemagne et les Pays-Bas de pratiques nazies pour avoir annulé des meetings auxquels devaient participer des ministres du gouvernement turc, a estimé jeudi que l'Europe était "finie".
"L'Europe est désormais devenue le centre de l'oppression, de la violence et du nazisme", a lancé le président turc devant des partisans réunis dans la province de Balikesir, dans le nord-ouest du pays.
"L'Europe est finie, elle n'a plus rien à dire ni au monde ni à nous", a-t-il ajouté sous les applaudissements de la foule.
Les autorités turques ciblent depuis plusieurs années le mouvement du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, qu'elles accusent de comploter contre le pouvoir en place.
La répression contre les gulénistes s'est considérablement renforcée depuis le putsch manqué de juillet 2016.
"Les raisons pour lesquelles ils sont retenus sont très diverses mais il semble que certains d'entre eux aient des liens avec le mouvement guléniste", a déclaré une porte-parole du ministère néerlandais. Tous possèdent la double nationalité.
"Nous sommes prêts à aider ces gens...

