Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Grève générale en Argentine : les transports à l'arrêt, incidents à Buenos Aires

Des incidents avec la police ont éclaté jeudi matin aux à Buenos Aires où des manifestants bloquaient un accès à la capitale, alors que le pays se réveillait en partie paralysé par la grève générale à l'appel des organisations syndicales.
Aucun vol national ou international n'était prévu jeudi en Argentine, où les transports publics étaient également à l'arrêt.

Sur la route Panamericana, une des principales voies d'entrées à Buenos Aires, un nuage de gaz lacrymogène entourait les centaines de manifestants, selon les médias locaux. Le gouvernement de Mauricio Macri avait prévenu qu'il ne tolérerait aucun blocage de route.
Les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les manifestants, qui ont répondu par des jets de pierres au milieu des automobilistes.
"Notre objectif est que les gens qui veulent aller travailler puissent le faire", a déclaré à des journalistes la ministre de la Sécurité Patricia Bullrich.

Elu en décembre 2015, M. Macri avait promis de redresser une Argentine en pleine récession mais ses choix économiques de plus en plus contestés ces derniers mois ont poussé à la multiplication des manifestations, notamment contre l'austérité prônée par le gouvernement libéral.

Le PIB de la troisième économie d'Amérique latine a ainsi reculé de 2,3% en 2016 malgré une légère reprise en fin d'année (-0,2 % au 3e trimestre et +0,5% au 4e trimestre).
Selon les chiffres officiels, un tiers des Argentins vit en dessous du seuil de pauvreté alors que l'inflation annuelle a atteint 40% et que les augmentations de salaires n'ont pas suivi, provoquant une perte de pouvoir d'achat.

Autre mesure qui a durement affecté le porte-monnaie des Argentins, le gouvernement a remis en cause la politique de fortes subventions des factures de gaz, d'électricité et d'eau.
Les trois principales organisations syndicales du pays ont lancé un appel à la grève générale, poussant M. Macri à parler "de comportements mafieux" qui "n'aident pas les travailleurs".

Homme d'affaires et président du club de football de la capitale Boca Juniors, le président argentin a également été éclaboussé par l'affaire des Panama Papers.

La grève de jeudi coïncide avec le Forum économique mondial sur l'Amérique latine, qui débute jeudi et va attirer de nombreux leaders du monde des affaires et de la politique à Buenos Aires. Un manifestation était prévue en milieu de journée aux abords de l'hôtel qui accueille cet événement.

Des incidents avec la police ont éclaté jeudi matin aux à Buenos Aires où des manifestants bloquaient un accès à la capitale, alors que le pays se réveillait en partie paralysé par la grève générale à l'appel des organisations syndicales.Aucun vol national ou international n'était prévu jeudi en Argentine, où les transports publics étaient également à l'arrêt.
Sur la route Panamericana, une des principales voies d'entrées à Buenos Aires, un nuage de gaz lacrymogène entourait les centaines de manifestants, selon les médias locaux. Le gouvernement de Mauricio Macri avait prévenu qu'il ne tolérerait aucun blocage de route.Les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les manifestants, qui ont répondu par des jets de pierres au milieu des automobilistes."Notre objectif est que les gens qui veulent aller...